Infographie : Prise en charge

Algorithme : Outil Antibioclic

Infographie : Organisation du cabinet

Support de consultation Université Côte d’Azur – CMG

Infographie : Arrêts de travail

Répertoire de références

Nous ne sommes pas en capacité de répondre individuellement à chaque question mais nous intégrons chaque jour les réponses dans le site. Merci de votre compréhension.

1 - La maladie et l’épidémie

Présentation clinique

Classe d’âge des cas 
10 ans =1% ; 10-19 ans=1% ; 20-29 ans=8% ; 30-79 ans= 87% ; ≥ 80 ans= 3%.

Symptômes par ordre de fréquence décroissant
Fièvre (83 à 98%. NB Jusqu’à 60% de patients apyrétiques dans des études avec moins de patients hospitalisés, température médiane = 37,75 à 38,3°C), toux (59 à 82%) habituellement sèche, dyspnée (31 à 55%), myalgies (11 à 44%), confusion (9%), céphalées (6 à 13%), maux de gorge (5 à 17%), rhinorrhée (4%), douleur thoracique (2%), diarrhée (3 à 10%), nausées vomissements (1 à 13%).

NB. Des formes avec symptomatologie digestive (notamment diarrhées), état confusionnel, chutes, initialement non fébriles sont souvent au premier plan chez les personnes âgées.
Devant la recrudescence d’anosmies brutales sans obstruction nasale, parfois isolées qui pourrait être en relation avec le Covid-19, il convient de :
– Toujours chercher ce symptôme devant un patient suspect de Covid-19 ;
– En présence d’une anosmie sans obstruction nasale et avec une agueusie, le diagnostic de Covid-19 est à considérer comme vraisemblable et ces patients doivent être de facto isolés ;
– Ne pas les traiter par corticoïdes inhalés ou per os et les lavages de nez sont décommandés, ils pourraient favoriser la dissémination virale ;

DGS. Formes cliniques atypiques. -22 mars 2020
HCSP. 4. Clinique (page 5-6) – 5 mars 2020
SRLF-SFAR-SFMU-GFRUP-SPILF. Recommandations d’experts portant sur la prise en charge en réanimation des patients en période d’épidémie à SARS-CoV2 – 10 mars 2020

Personnes asymptomatiques
Des approches méthodologiques complexes ont estimé que la fraction des « infectés non répertoriés » (qui inclut des sujets asymptomatiques) serait de 86% (95% CI: [82%-90%]).
Sur les données du bateau de croisière Diamond Princess, le pourcentage de cas asymptomatiques a été estimé à 34,6% (95% IC : 29,4%-39,8%).

HCSP. 4.2. Formes pauci-symptomatiques ou asymptomatiques (page 9) – 5 mars 2020

Sévérité

Formes modérées = 81%

Formes sévères = 14% (dyspnée, fréquence respiratoire ≥30/mn, SaO2≤ 93%, PiO2 <300, et/ou infiltrat pulmonaire > 50% en 24-48h),

Formes critiques = 5% (SDRA, choc septique, et/ou défaillance multiviscérale)

HCSP. 4.1.1 Présentation clinique (page 7) – 5 mars 2020

Transmission

Transmission par inhalation de gouttelettes suite à éternuements ou toux. Virus présent dans les voies aériennes supérieures et potentiellement inférieures

Transmission vers les mains possible mais non prouvée.

Surfaces contaminées : survie 3 heures (surfaces inertes sèches) à 6 jours (milieu humide).

Transmission fécale non documentée. Virus présent dans les selles même après disparition des symptômes.

Transmission possible par personnes asymptomatiques 

HCSP. 3. Point sur les modes de transmission (page 4) – 5 mars 2020
NEJM. Aerosol and surface stability of SARS-Cov-2. 17 mars 2020

Contagiosité

Indice de reproduction de base (R0) entre 2 et 3 : transmissibilité supérieure à celle de la grippe saisonnière.

HCSP. 3. Points sur les modes de transmission (page 4) – 5 mars 2020

Transmission présymptomatique possible 6 jours avant le début des symptômes.

HCSP. 4.2. Formes pauci-symptomatiques ou asymptomatiques (page 8) – 5 mars 2020

Evolution naturelle

Incubation de 4,9 jours à 6,4 jours.

HCSP. 4. Clinique (page 5) – 5 mars 2020

Temps médian de guérison clinique
Deux semaines pour les formes peu sévères
3 à 6 semaines pour les formes graves

Report of the WHO-China Joint Mission on Coronavirus Disease 2019 (COVID-19). 2020

SDRA
Survenue dans 17,6 à 29% des cas.
Délai de survenue = 9 jours

HCSP. 4.1.1 Présentation clinique (page 7) – 5 mars 2020

Formes compliquées
Aggravation vers le 7ème jour avec atteinte parenchymateuse, sepsis, surinfections bactériennes ou fongiques.
Cliniquement : dyspnée vers J8 et détresse respiratoire vers J9.
Radiologiquement : pneumopathie en verre dépolie, unilatérale préférentiellement sur le lobe inférieur droit, puis bilatérale.

HCSP. 4.1.1 Présentation clinique (page 7) et 4.5.4 Anomalies radiologiques (page 12) – 5 mars 2020

Principaux facteurs de risque d’évolution défavorable selon la littérature
Âge : mortalité = 0% chez les moins de 9 ans, 8% chez les patients âgés de 70-79 ans, 14,8% chez les patients 80 ans.
Comorbidité (HTA, pathologie cardiovasculaire, diabète, maladie vasculaire cérébrale).
Clinique : dyspnée, anorexie, douleurs pharyngées, vertiges, douleurs abdominales.

NF : leucocytes plus élevés, polynucléose neutrophile et lymphopénie plus prononcée, d’aggravation progressive.

HCSP. 4.5 Facteurs de risque d’évolution défavorable (page 11) – 5 mars 20

Guérison

NB. Une toux irritative peut persister.

Population générale

Au moins 8 jours après le début des symptômes
ET au moins 48h après disparition de la fièvre
ET au moins 48h après disparition de la dyspnée.

Pendant encore 7 jours, éviter les contacts rapprochés avec personnes fragiles.

Immunodéprimés

Au moins 10 jours après le début des symptômes
ET au moins 48h après disparition de la fièvre
ET au moins 48h après disparition de la dyspnée.

Pendant encore 14 jours, port du masque chirurgical lors de la reprise des activités professionnelles.

Soignants sans risque de forme grave

Au moins 8 jours après le début des symptômes
ET au moins 48h après disparition de la fièvre
ET au moins 48h après disparition de la dyspnée.

Pendant encore 7 jours, port du masque chirurgical lors de la reprise des activités professionnelles.

Soignants avec risque de forme grave

Au moins 10 jours après le début des symptômes
ET au moins 48h après disparition de la fièvre
ET au moins 48h après disparition de la dyspnée.

Pendant encore 7 jours, port du masque chirurgical lors de la reprise des activités professionnelles (14 jours pour les patients immunodéprimés).

Soignants ayant développé une forme grave de Covid-19

Critère virologique.

Ministère des solidarités et de la santé. Lignes directrices pour la prise en charge en ville (paragraphe 3)– 20 mars 2020

NDLR. Les patients guéris sont en principe immunisés. En l’absence de donnés spécifiques sur le sujet, il semble nécessaire de poursuivre l’application des mesures barrières.

Létalité

Létalité globale = 2,3%

Ce taux de létalité a été calculé sur les cas confirmés. Il ne tient pas compte des « infectés non répertoriés », c’est-à-dire les malades qui n’ont pas eu de test PCR. Des approches méthodologiques complexes ont estimé que la fraction des « infectés non répertoriés » serait de 86% (95% CI: [82%-90%]).

HCSP. 4. Clinique (page 5) – 5 mars 2020

Mortalité = 0% chez les moins de 9 ans, 8% chez les patients âgés de 70-79 ans, 14,8% chez les patients 80 ans.

HCSP. 4.5 Facteurs de risque d’évolution défavorable (page 11) – 5 mars 2020

Evolution de l’épidémie

Stratégie de lutte

2 - S'organiser au cabinet

Salle d’attente

Salle dédiée aux patients symptomatiques

Si impossible, distance >1m avec les autres patients

Aérer et nettoyer. Désinfecter les surfaces 2 à 3 fois par jour.

Ministère des solidarités et de la santé. Annexe 8. Affiches pour salle d’attente (page 45 à 47)– 20 mars 2020.
Ministère des solidarités et de la santé. Lignes directrices pour la prise en charge en ville (page 2)– 20 mars 2020.

Organisation du planning

Sur RDV ou plages horaires dédiées aux patient symptomatiques

Ministère des solidarités et de la santé. Lignes directrices pour la prise en charge en ville (page 1)– 18 mars 2020.

La prise de rendez-vous via le compte ameli est suspendue et cela pour une durée indéterminée.

Stopper toute activité d’expertise

CNOM. Coronavirus et médecine d’expertises – 17 mars 2020.

Soins habituels

Déplacements

Parmi les exceptions aux déplacements hors domicile : déplacements pour motifs de santé à l’exception des consultations et soins pouvant être assurés à distance et, sauf pour les patients atteints d’une affection de longue durée, de ceux qui peuvent être différés.

Les personnes souhaitant bénéficier de l’une de ces exceptions doivent se munir, lors de leurs déplacements hors de leur domicile, d’un document leur permettant de justifier que le déplacement considéré entre dans le champ de l’une de ces exceptions.

Décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire

Ordonnances renouvelables

Lorsque la durée de validité d’une ordonnance renouvelable est expirée, les pharmacies d’officine peuvent dispenser, dans le cadre de la posologie initialement prévue, un nombre de boîtes par ligne d’ordonnance garantissant la poursuite du traitement jusqu’au 31 mai 2020.

La délivrance ne peut être assurée pour une période supérieure à un mois. Elle est renouvelable jusqu’au 15 avril 2020. Sont aussi concernés :
– Les médicaments contenant des substances à propriétés hypnotiques ou anxiolytiques, à condition que ces médicaments aient été délivrés au patient depuis au moins trois mois consécutifs.
– Les traitements de substitution aux opiacés d’au moins trois mois à base de méthadone sous forme de gélules, de méthadone sous forme de sirop ou de buprénorphine comprimés, dans la pharmacie d’officine mentionnée sur la prescription et après accord du prescripteur
– Les médicaments stupéfiants ou relevant du régime des stupéfiants, avec l’accord écrit du prescripteur
– Le matériel médical

Arrêté du 23 mars 2020 prescrivant les mesures d’organisation et de fonctionnement du système de santé nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire (article 4)
Arrêté du 14 mars 2020 portant diverses mesures relatives à la lutte contre la propagation du virus covid-19 (Article 6)

Vaccinations

Ne pas interrompre le calendrier vaccinal des petits nourrissons.

AFPA. Recommandations à l’attention des pédiatres de ville. -18 mars 2020

Vaccination anti pneumocoque

Vérifier le statut vaccinal vis-à-vis du pneumocoque pur les patients à risque d’infection invasive, et administrer immédiatement d’une première dose de vaccin si nécessaire

HCSP. Patients à risque (paragraphe 2.1.1) -14 mars 2020
HCSP. Recommandations vaccinales contre les infections à pneumocoques. – 10 novembre 2017

Suivi des enfants

– Le suivi obligatoire des nourrissons doit être assuré, ainsi que les programmes de vaccination.
– Si l’on peut espérer que le renforcement des mesures d’hygiène et le confinement réduisent l’incidence des autres maladies infectieuses, elles n’auront pas disparu pour autant, il faut assurer leur diagnostic et prise en charge.
– La prise en charge des maladies chroniques doit continuer, au besoin en téléconsultation.

AFPA. Qui vient au cabinet?

Soins dentaires

Les cabinets dentaires doivent cesser les soins mais maintenir une permanence téléphonique dans le but de rassurer et d’aiguiller en cas de besoin.
Une permanence de chirurgiens-dentistes sera mise en place par les conseils départementaux.

Ordre National des Chirurgiens Dentistes. Organisation de la PDS d’urgence – 18 mars 2020
Association dentaire française. Prise en charge des urgences dentaires en période pandémique Covid-19.

Apnées du sommeil et PPC

Arrêter la PPC dès qu’il y a des symptômes car risque important de dissémination du virus pour l’entourage.

SFRMS. Apnées du sommeil, PPC et coronavirus.

Visites à domicile

Certains médecins ont adopté des protocoles pour les visites à domicile. Exemple en Alsace :

  • Le médecin appelle avant la visite en faisant déjà l’interrogatoire et en demandant de préparer un endroit propre, si possible désinfecté, avec une chaise et un endroit pour poser la mallette.
  • Le sac est gardé en bandoulière au maximum.
  • Le patient utilise son propre stylo pour signer la feuille de soins
  • Le matériel est désinfecté après la visite.

CPIAS – Précautions d’Hygiène à domicile pour un patient/résident cas possible/probable/confirmé COVID-19 – 20 mars 2020

Téléconsultation

Personnel d'accueil

Distance >1m avec les patients symptomatiques

Lavage des mains ou SHA après chaque patient symptomatique. Limiter le nombre d’accompagnant à 1 personne

Ministère des solidarités et de la santé. Lignes directrices pour la prise en charge en ville (page 1)– 20 mars 2020.

Exemples d’organisations de cabinet :

Exemple 1
Matin :
– Tous les médecins assurent les suivis, renouvellements d’ordonnances, suivis de nourrissons et enfants.
Après-midi :
– 1 médecin du cabinet (prioritairement le médecin qui a le plus de critères de fragilité) voit les patients qui vont bien et fait les téléconsultations,
– 1 médecin fait les visites à domicile des patients de 70 ans et plus qui nécessitent une réévaluation pour leur renouvellement,
– 1 médecin voit tous les malades dans une salle dédiée
Les patients symptomatiques restent dehors ou dans leur voiture. Ils reçoivent un masque quand ils passent la porte. Désinfection entre chaque patient.

Exemple 2
– 1 équipe dédiée aux patients avec critères de fragilité (notamment hôpital local et EHPAD).
– 1 équipe dédiée aux consultations des patients qui ont des symptômes de Covid.
Salles d’attente séparées. Les internes sont inclus dans ces équipes. Les paramédicaux au chômage technique assurent l’orientation à l’entrée de la structure et font le facteur pour les arrêts de travail et médicaments renouvelés par la pharmacie.

Exemple 3
– Mise en place d’un numéro d’astreinte qui transfère chaque jour vers un médecin différent du cabinet.
– La secrétaire oriente les patients avec fièvre +/- toux vers ce numéro.
– Le médecin d’astreinte décide de la conduite à tenir : consultation ou téléconsultation. Les consultations se font à des heures précises et dans les cabinets dédiés.
 

Régulation

Exemple de protocole de régulation concerté à Angers :

Quatre groupes de patients sont distingués :

  • Groupe 1 : Patient avec symptôme ORL, sans fièvre, sans signe respiratoire et sans comorbidités : Pas de consultation, se surveiller sur 14 jours.
  • Groupe 2 : Patient avec symptôme ORL, sans fièvre, sans signe respiratoire mais avec comorbidités : Consulter en médecine générale.
  • Groupe 3 : Patient avec signes respiratoires, de la fièvre sans dyspnée ni signes de mauvaise tolérance ni comorbidité importante : Consulter en médecine générale.
  • Groupe 4 : Patient avec signes respiratoires importants, de la fièvre, essoufflé mais sans comorbidité importante: Orienter vers le 15.
  • Groupe 5 : Patient avec signes respiratoires, de la fièvre et des comorbidités importantes : Orienter vers le 15.

Personnel d'entretien

Equiper les personnels en charge du bionettoyage des sols et des surfaces avec port d’une surblouse à usage unique, de gants de ménage (le port de masque de protection respiratoire n’est pas nécessaire du fait de l’absence d’aérosolisation par les sols et surfaces dès lors que les précautions ci-dessous sont respectées)

Procédure de bionettoyage des sols et surfaces :

  • Ne pas utiliser un aspirateur pour le nettoyage des sols d’un logement dans la communauté ;
  • Nettoyer les sols et surfaces avec un bandeau de lavage à UU imprégné d’un produit détergent ;
  • Rincer à l’eau du réseau avec un autre bandeau de lavage à UU, laisser sécher ;

Désinfecter les sols et surfaces d’un logement  :

  • dans la communauté à l’eau de javel diluée à 0,5% de chlore actif (1 litre de Javel à 2,6% + 4 litres d’eau froide) avec un bandeau de lavage à UU différent des deux précédents ;
  • d’une chambre d’hôpital avec un produit virucide selon la norme NF 14476 en utilisant un bandeau de lavage à UU différent des deux précédents : cette stratégie peut reposer sur une désinfection à l’eau de javel diluée à 0,5% de chlore actif (1 litre de Javel à 2,6% + 4 litres d’eau froide) ou sur l’usage d’un désinfectant hospitalier habituel, sous réserve qu’il soit virucide ;

Eliminer les bandeaux dans la filière DASRI.

HCSP. Nettoyage de la chambre d’un patient infecté (Page 4) – 18 février 2020

Etudiants

Sauf mesure réglementaire ultérieure, les étudiants en stage ambulatoire de médecine générale restent à leur poste. Les mesures d’hygiène et les consignes pour éviter la contamination doivent être strictement respectées.

Si les moyens de protection, masques, produits d’hygiène s’avèrent manquants et/ou en quantité insuffisante pour assurer la protection des étudiants, nous invitons les maîtres de stage à ne pas les accueillir à partir du moment où la sécurité ne peut être garantie. Dans ce cas, ils doivent le notifier aux étudiants et avertir par courriel sans délai les responsables des stages en médecine générale de la faculté.

Par ailleurs, les maîtres de stages accueillant des internes présentant des facteurs de risque personnels doivent leur conseiller de consulter rapidement leur médecin traitant afin qu’ils soient arrêtés si nécessaire.

CNGE. Epidémie, étudiants et MSU – 16 mars 2020
Courrier commun ISNI CDD DG et CME CHU – mobilisation des internes – 16 mars 2020

Les internes doivent avoir accès aux mesures de protection.
Les internes en éviction doivent participer à la régulation la coordination.
Les situations de stress doivent alerter le référent et la Cellule d’urgence médico-psychologique
Les internes peuvent être réaffectés dans d’autres services, sans autorisation spéciale dans le même établissement et dans les autres établissement.
Les internes disponibles doivent se manifester auprès de leurs ARS CHU UFR.
L’affectation de stage sera reportée d’un mois renouvelable sauf prise de poste hospitalière.

Disposition relatives aux internes COVID 19 – Instruction ministérielle

Remplacement

Etudiant adjoint

Si leurs locaux et leur organisation le permettent, les médecins généralistes peuvent travailler en même temps que leur étudiant.

CNOM. Contrat type d’étudiant adjoint

Assistant

Le médecin peut, sur autorisation, être assisté dans son exercice par un autre médecin lorsque les besoins de la santé publique l’exigent, en cas d’afflux exceptionnel de population, ou lorsque, momentanément, son état de santé le justifie.

L’autorisation est accordée par le conseil départemental pour une durée de trois mois, renouvelable. Le silence gardé pendant deux mois par le conseil départemental sur la demande d’autorisation ou de renouvellement vaut décision d’acceptation.
Le médecin peut également s’adjoindre le concours d’un étudiant en médecine, dans les conditions prévues à l’article L. 4131-2 du code de la santé publique.

CNOM. Contrat type pour l’exercice de la médecine en qualité d’assistant

Matériel

Matériel utile aux professionnels de santé :

  • Masques chirurgicaux adaptés (à retirer en pharmacie sans frais car dotation d’Etat)
  • Solutions hydro-alcooliques (SHA) pour désinfecter les mains
  • Gants non stériles à usage unique (indiqués dans les situations de contact ou de risque de contact avec du sang, des liquides biologiques, une muqueuse ou la peau lésée)
  • Lunettes de protection (indiquées dans les situations exposant à des produits biologiques)
  • Tabliers à usage unique si nécessaire (précautions standards)
  • Contenants DASRI (déchets d’activités de soins à risques infectieux)
  • Thermomètre sans contact ou tympanique avec protection embout à usage unique

Masques : délivrance gratuite par les pharmacies d’officine pour :

  • Médecins généralistes et médecins spécialistes
  • Chirurgiens-dentistes
  • Infirmiers
  • Masseurs kinésithérapeutes
  • Sages-femmes
  • Pharmaciens
  • EHPAD et structures médico-sociales
  • Services d’aide ou de soins à domicile
  • Prestataires de services et distributeurs de matériel
  • Transporteurs sanitaires et centres de secours

Ministère des solidarités et de la santé. Modalités de mise à disposition des masques – 17 mars 2020
Modalités de délivrance détaillées dans l’article 7 – Arrêté du 14 mars 2020 portant diverses mesures relatives à la lutte contre la propagation du virus covid-19 (Article 7) – 15 mars 2020
Ministère des solidarités et de la santé. Stratégie de gestion et d’utilisation des masques de protection. – 13 mars 2020

Vêtements

Déchets à risque DASRI

Les déchets produits par les professionnels de santé en exercice libéral, comme par les personnes infectées ou susceptibles de l’être maintenues à domicile, doivent être éliminés selon la filière classique des ordures ménagères. Les masques, mouchoirs à usage unique et bandeaux de nettoyage des surfaces sont placés dans un sac plastique pour ordures ménagères opaque, disposant d’un système de fermeture fonctionnel, placé dans un deuxième sac de même caractéristique. Les déchets sont stockés 24 heures au domicile (afin de réduire fortement la viabilité du vireuse sur les matières poreuses) avant leur élimination via la filière des ordures ménagères.

HCSP. Gestion des déchets d’activités de soins. -19 mars 2020

Structure pluriprofessionnelle

Les patients les plus fragiles, et notamment les plus de 70 ans, devant restreindre drastiquement leurs interactions sociales, il est demandé à certains professionnels (pédicures-podologues, orthophonistes, orthoptistes, audioprothésistes, masseurs-kinésithérapeutes) de reporter les soins non-urgents pour ces personnes afin d’éviter les sorties, les salles d’attente.

Lettre DGS-Urgent – 14 mars 2020

Le Conseil d’administration ASALEE demande à suspendre les consultations d’éducation thérapeutique d’impact moyen terme pour concentrer l’effort des infirmières et des infirmiers à effet court terme, pour nous aider, médecins généralistes, à la prise en charge adaptée notamment auprès des patients chroniques, et, selon les nécessités du lieu, au sein de vos organisations dans lesquelles les infirmières et les infirmiers seraient prêts à apporter leur concours.
Avis du Conseil d’administration Asalée – 13 mars 2020.

Kinésithérapeutes

Dispenser les soins à domicile. Seuls les soins urgents et non reportables peuvent être effectués au cabinet.
Patients de plus de 70 ans ou présentant une fragilité : uniquement à domicile.
Fermeture des cabinets qui ne peuvent pas appliquer systématiquement les mesures barrières.

Ordre des masseurs kinésithérapeutes. Covid-19 : mise à jour des recommandations – 15 mars 2020

 Sage-femmes

Collège National des Sage-Femmes de France. Guidelines pour la pratique des sage-femmes par rapport au risque Covid-19. -15 mars 2020

Aides à domicile

REPIAS. Conduite à tenir pour aides à domicile -18 mars 2020

3 - Mesures de prévention primaire

Population à risque

Définition des personnes fragiles = avec facteurs de risque de forme grave

  • Âge ≥ 70 ans
  • ATCD cardiovasculaires : HTA compliquée, AVC, coronaropathie, chirurgie cardiaque
  • Insuffisance cardiaque NYHA III ou IV
  • Diabète insulinodépendant non équilibré ou présentant des complications
  • Pathologie respiratoire chronique susceptible de décompenser
  • Insuffisance rénale dialysée
  • Cancer sous traitement
  • Immunodépression
    – Médicamenteuse
    – Infection à VIH non contrôlé ou avec CDA < 200/mm3
    – Greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques
  • Hémopathie maligne en cours de traitement
  • Cirrhose ≥ stade B
  • Obésité morbide IMC > 40
  • Grossesse à partir du 3e trimestre (par précaution)

Mesures de prévention et modalités de prise en charge

HCSP (paragraphes 1, 2 et 3) – 14 mars 2020

Arrêt de travail d’une personne ayant une fragilité

L’Assurance Maladie étend à compter du 18 mars son téléservice de déclaration en ligne declare.ameli.fr aux assurés répondant aux critères de fragilité.

Les personnes,dont l’état de santé le justifie, peuvent ainsi se connecter directement, sans passer par leur employeur ni par leur médecin traitant, sur le site declare.ameli.fr pour demander à être mis en arrêt de travail pour une durée initiale de 21 jours.

Cet arrêt pourra être déclaré rétroactivement à la date du vendredi 13mars

Assurance maladie. Communiqué de presse –17 mars 2020

Confinement préventif

Déplacements pour motifs de santé

Parmi les exceptions aux déplacements hors domicile : déplacements pour motifs de santé à l’exception des consultations et soins pouvant être assurés à distance et, sauf pour les patients atteints d’une affection de longue durée, de ceux qui peuvent être différés.

Les personnes souhaitant bénéficier de l’une de ces exceptions doivent se munir, lors de leurs déplacements hors de leur domicile, d’un document leur permettant de justifier que le déplacement considéré entre dans le champ de l’une de ces exceptions.

Décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire
Collectivité d’outre-mer et Nouvelle-Calédonie : 
JORF n°0075 – Actualisation du décret prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire – 27 mars 2020 texte n° 10

Ministère de l’intérieur. Modèle de justificatif de déplacement professionnel.
Ministère de l’intérieur. Modèle d’attestation de déplacement dérogatoire.
Ministère de l’intérieur. Attestation de déplacement dérogatoire et justificatif de déplacement professionnel. -17 mars 2020
Ministère de l’intérieur. Foire aux questions sur les mesures de restriction. -17 mars 2020

Fiche pratique

Institut Pasteur de Lille. Prise en charge à domicile d’un patient atteint de Covid-19 (SRAS-CoV-2) – 16/03/2010

Télétravail

Arrêt de travail en l'absence de symptômes

Personnes à risque de Covid-19 grave
En l’absence de solution de télétravail, les personnes ayant un critère de fragilité reconnu en ALD ou ayant une grossesse en cours peuvent se connecter directement, sans passer par leur employeur ni par leur médecin traitant, sur le site declare.ameli.fr pour demander à être mis en arrêt de travail pour une durée initiale de 21 jours.
Lorsque la personne ayant un critère de fragilité n’est pas en ALD, elle s’adresse à son médecin traitant ou à son médecin de ville pour obtenir son arrêt de travail, dans les règles de
droit commun.

Assurance maladie. Communiqué de presse –17 mars 2020

Cas contacts à haut risque
Ces personnes sont identifiées par l’ARS.
Elles doivent prendre contact avec leur employeur pour envisager avec lui les modalités de télétravail qui pourraient être mises en place. En l’absence de solution de
télétravail, l’ARS communique les coordonnées de l’assuré, quel que soit son régime, au service médical de la Cnam qui prescrit un arrêt de travail. Pour les salariés agricoles et les exploitants agricoles (CCMSA), c’est le service médical de la caisse de MSA qui prescrit l’arrêt de travail, pour les assurés contraints d’interrompre leur activité professionnelle.
La durée de l’arrêt de travail est de 20 jours au maximum.

Proches de personnes à risque de Covid-19 grave
Ils doivent éviter les contacts autant que possible. Si impossible, porter un masque.

Ne pas délivrer d’attestation pour l’employeur certifiant la nécessité d’un arrêt de travail. En rester au besoin à une attestation des pathologies du patient établie à la demande du patient et remise au patient pour faire valoir ce que de droit. En cas de problème spécifique, ne pas hésiter à faire intervenir le médecin du travail.

Si les lignes directrices continuent de mentionner que l’identification des cas contacts à haut risque relève des ARS, il n’y a pas lieu en phase 3 de l’épidémie de prescrire d’arrêt de travail aux cas contacts asymptomatiques.

Ministère des solidarités et de la santé. Annexe 6. Délivrance des arrêts de travail et versement des indemnités journalières (page 33) – 20 mars 2020

Garde d’enfant

Ne pas délivrer d’arrêts de travail pour les parents dans le cadre des fermetures d’écoles.
La procédure est à faire par l’employeur sur le site AMELI

Service-public.fr. Les dispositions prévues dans le cas d’une garde d’enfant à la maison . – 13 mars 2020
Gouvernement. Les réponses à vos questions (rubrique « L’école de mon enfant est fermée, comment faire ? »)

Garde d’enfants de professionnels de santé
Les professionnels de santé libéraux qui doivent garder leurs enfants chez eux doivent contacter l’Assurance maladie au 0811 707 133 (prise en charge des IJ sans application d’un délai de carence)

Ministère des solidarités et de la santé. Lignes directrices pour la garde des enfants des personnels indispensables à la gestion de la crise sanitaire– 13 mars 2020

Les assistantes maternelles peuvent accueillir simultanément jusqu’à six enfants sous réserve de déclaration, par exemple permettre aux professionnels qui le souhaitent de continuer à accueillir des enfants en plus de leurs propres enfants mais également d’accueillir des fratries d’enfants de professionnels prioritaires afin de simplifier la vie de ces derniers

JORF n°0074 – Rapport au Président de la République portant sur les dispositions temporaires relatives aux assistants maternels et aux disponibilités d’accueil des jeunes enfants -26 mars 2020

 

Chômage technique

 
Le médecin n’a pas à délivrer d’arrêts de travail pour les situations de chômage technique pour lesquelles l’indemnisation est prise en charge sous certaines conditions par Pôle Emploi.

URPS Hauts de France 16 mars 2020

Masques

Indication de port du masque chirurgical

Patient :
– Patient à risque de forme grave dès l’entrée dans le cabinet,
– Dès le début des symptômes

Médecin :
– Professionnel de santé recevant un patient à risque ayant des symptômes respiratoires
– Personnel soignant en EHPAD : port du masque chirurgical
– Professionnel de santé à risque de forme grave ET ayant été contact avec patient infecté : port du masque chirurgical pendant 14 jours (avec prise biquotidienne de la température).

Ministère. Quel masque porter en ville? – 18 mars 2020
Ministère. Quel masque porter en EHPAD? – 18 mars 2020
HCSP – 14 mars 2020

Modalités d’utilisation

– Une mauvaise utilisation du masque peut accroitre le risque de transmission au lieu de le réduire.
– Risque de contamination du personnel en cas de réutilisation d’un masque par la manipulation de ce dernier.
– Ne pas dépasser une durée maximale de 8h pour le port d’un même appareil de protection respiratoire.

REPIAS. Tout savoir sur le juste port du masque. – 18 mars 2020
SF2H. Avis relatif aux conditions de prolongation du port ou de réutilisation des masques chirurgicaux et des appareils de protection respiratoire de type FFP2 pour les professionnels de santé – 14 mars 2020

Masques en tissu et autres matériaux

Il n’existe pas de preuve scientifique de l’efficacité des masques en tissu.
Le tissu se contamine au cours du portage au même titre que l’usage unique.
Il n’est pas possible, selon les connaissances actuelles, de déterminer l’efficacité du lavage, ce qui implique de ne pas les réutiliser.

Les masques de confection en SMS (feuille d’emballage de stérilisation) peuvent être proposés dans les indications suivantes:
– pour du personnel hospitalier présentant des symptômes respiratoires non présent dans les services de soins et non au contact des patients : administratif, logistique…
– lors de déplacement en dehors des services de soins selon les éventuelles préconisations de l’établissement
– pour les patients Covid19+en retour à domicile

ECDC – Les masques en tissu protègent moins que les masques chirurgicaux – 26 mars 2020
SF2S/SF2H. Matériaux utilisables pour la confection de masques de protection. -21 mars 2020
SF2S/SF2H. Protocole de confection d’un masque en SMS ou SMMS au CHMS de Chambery

Ne pas utiliser d’autres types d’écrans à la place des masques chirurgicaux (ex. masques en tissu, masques en papier, chiffons noués derrière la tête), du fait de données scientifiques concernant leur efficacité (étanchéité) très rares.

Dans un essai randomisé hospitalier, le groupe Masque tissu a présenté plus de syndromes grippaux que le groupe Masques médicaux (RR=13,00) mais aussi que le groupe contrôle Pratiques habituelles (RR=3,5).

Il semble possible de réutiliser les masques après les avoir passés 30 minutes dans un four à 70°C

Stanford. Addressing COVID-19 Face Mask Shortages. 25 mars 2020
SF2H. Avis relatif aux conditions de prolongation du port ou de réutilisation des masques chirurgicaux et des appareils de protection respiratoire de type FFP2 pour les professionnels de santé – 14 mars 2020
MacIntyreCR, Seale H, Dung TC, et al. A cluster randomised trial of cloth masks compared with medical masks in healthcare workers. BMJ Open 2015;5(4):e006577.

Lavage des mains

Accompagnement psychologique

Numéros verts :
– Croix rouge française: 0800 858 858
– Soins aux professionnels de santé : 0805 23 23 36 (numéro vert)
– CNOM : 0800 288 038
– Ministère : 0800 800 854 (tous professionnels de santé), 0826 000 401 (médecins et internes)

OMS. Santé mentale et soutien psychologique. – 18 mars 2020

Centre national de ressources et de résilience. Fiches et recommandations.

Directives anticipées

4 - Prise en charge diagnostique

Identifier les tableaux suspects

Cas possible
Infection respiratoire aiguë + fièvre, dans les 14 jours après un séjour en zone à risque ou cluster
Pneumonie nécessitant hospitalisation sans autre étiologie évidente
Détresse respiratoire aiguë sans autre étiologie évidente

Cas probable
Infection respiratoire aiguë dans les 14 jours après contact étroit avec un cas confirmé

Cas confirmé
Prélèvement positif chez personne symptomatique ou non.

Définition des cas – Santé publique France – 13 mars 2020
Zones à risque – Santé publique France – 18 mars 2020

Évaluation clinique

Lignes directrices de la consultation initiale

Ministère des solidarités et de la santé. Lignes directrices pour la prise en charge en ville (page 2)– 20 mars 2020.

Fièvre

Il existe une discordance selon les sources à propos de la prévalence de la fièvre : les recommandations SRLF SFAR SFMU GFRUP SPILF mentionnent jusqu’à 60% de patients apyrétiques lors de la prise en charge initiale.

Cette différence de prévalence pourrait s’expliquer par le fait que les premières séries (avec fièvre dans 83 à 98% des cas) portaient sur des cas symptomatiques le plus souvent hospitalisés, quand la recommandation Urgentistes/SPILF portait sur des patients parfois non hospitalisés moins graves.

SRLF-SFAR-SFMU-GFRUP-SPILF. Recommandations d’experts portant sur la prise en charge en réanimation des patients en période d’épidémie à SARS-CoV2 – 10 mars 2020

Clinique

Signes respiratoires bas = toux, expectoration, dyspnée, douleur thoracique, sifflement, signes auscultatoires en foyer ou diffus
(par opposition aux signes respiratoires hauts = signes de rhinite, pharyngite, angine, sinusite, otite).

NB. Des formes avec symptomatologie digestive (notamment diarrhées), état confusionnel, chutes, initialement non fébriles sont souvent au premier plan chez les personnes âgées.
Devant la recrudescence d’anosmies brutales sans obstruction nasale, parfois isolées qui pourrait être en relation avec le Covid-19, il convient de :
– Toujours chercher ce symptôme devant un patient suspect de Covid-19 ;
– En présence d’une anosmie sans obstruction nasale et avec une agueusie, le diagnostic de Covid-19 est à considérer comme vraisemblable et ces patients doivent être de facto isolés ;
– Ne pas les traiter par corticoïdes inhalés ou per os et les lavages de nez sont décommandés, ils pourraient favoriser la dissémination virale ;

DGS. Formes cliniques atypiques. -22 mars 2020

Saturomètre 

Le seuil d’alerte de la saturation en air ambiant retenu est < 90%, même si d’autres documents mentionnent 92% (OMS) voire 95%.
Cependant, le problème principal reste probablement la qualité de la mesure en médecine générale.

Tests RT PCR

Quelques messages pratiques après discussion avec le président du Conseil National Professionnel de Biologie -18 mars 2020 :

Indications :

  • Si pas de signes cliniques, même si personne contact : pas d’indication de RT PCR (risque de faux négatif)
  • Si signes de gravité : RT PCR à l’hôpital via appel 15
  • Si signes cliniques chez personne à risque ou chez professionnel de santé : indication de RT PCR en ville.

RT PCR en ville :

  • La situation est très variable sur le territoire.
  • Tous les laboratoires de ville n’ont pas vocation à réaliser ces tests.
  • Quatre facteurs limitant pour les laboratoires de ville : nécessité d’une autorisation de faire le test, d’une autorisation d’avoir l’appareil, d’avoir les kits, et que le personnel soit disponible (suffisamment protégé pour ce geste à risque élevé de contamination, enfants gardés, etc).

En pratique, en cas d’indication de RT PCR en ville :

  • Savoir quel laboratoire est en capacité de faire le test (nous avons demandé la constitution d’un annuaire national)
  • Faire une ordonnance détaillant l’indication, les signes cliniques et les facteurs de risque : le laboratoire ne pourra pas réaliser le test en l’absence de ces informations
  • Demander au patient de prendre RDV auprès du laboratoire.

Indications prioritaires de RT PCR chez les patients symptomatiques vus en ville : 

  • Professionnels de santé
  • Personnes à risque de forme grave
  • Femmes enceintes symptomatiques
  • Donneurs d’organes, tissus ou cellules souches hématopoïétiqques
  • Exploration d’un foyer de cas possibles en particulier en collectivités de personnes âgées (jusqu’à 3 tests par unité)

Ne sont pas prioritaires :

  • EHPAD au-delà de 3 tests positifs.
  • Personnes avec symptômes en contact avec une personne à risque de forme grave.
  • Patient de plus de 50 ans ayant une pneumopathie sans critère de gravité.

Ministère des solidarités et de la santé. Recommandations aux professionnels en charge des prélèvements de dépistage par RT-PCR – 18 mars 2020
HCSP – 10 mars 2020
Ministère des solidarités et de la santé. Lignes directrices pour la prise en charge en ville (page 3)– 20 mars 2020.
Société Française de Microbiologie. Gestion des prélèvements biologiques d’un patient suspect de COVID-19. – 13 mars 2020

Dans l’attente des résultats du test (sous 48h)

Confinement à domicile

Ministère des solidarités et de la santé. Lignes directrices pour la prise en charge en ville (page 4)– 20 mars 2020.

Bilan biologique

 
Indication

NDLR. Comme pour la prise en charge d’une pneumopathie, il n’y a pas d’indication de bilan biologique systématique à visée diagnostique. En cas de prescription : numération et CRP.

 Anomalies biologiques associées à l’évolution vers une forme grave :
– Nombre de leucocytes plus élevé
– Polynucléose neutrophile et lymphopénie plus prononcée et d’aggravation progressive
– D-dimères plus élevés
– CPK-MB, LDH, ALAT et surtout ASAT, urée, créatinine, troponine US, procalcitonine ≥ 0,05 ng/mL et hypoalbuminémie.

HCSP. 4.5.3. Anomalies biologiques (page 11) – 5 mars 2020

Bilan radiologique

Pas de place pour la radiographie thoracique. Si une imagerie est indiquée, réaliser un scanner.

Chez des patients sans gravité clinique ni comorbidités, pour lesquels il existe une hésitation diagnostique entre pneumopathie bactérienne ou bien atteinte Covid-19, les arguments cliniques (foyer auscultatoire, douleur thoracique) et biologiques (hyperleucocytose) doivent prévaloir, et une PCR peut être indiquée en cas de fièvre résistant à l’antibiothérapie, plutôt que la prescription d’une imagerie.

Indications du scanner : diagnostic suspecté ou confirmé + signes de gravité clinique (dyspnée, désaturation…) relevant d’une prise en charge hospitalière.

Société Française de Radiologie. Recommandations dans un contexte de Covid-19. -13 mars 2020.

Echographie thoracique

– L’échographie thoracique ne permet pas la distinction entre pneumopathie virale, atteinte bactérienne ou œdème interstitiel d’origine cardiogénique qui peut survenir en cas de myocardite virale.
– Elle impose un contact prolongé avec le patient, à risque de contamination pour l’opérateur.
– Ses performances sont encore peu connues.
Si une imagerie est indiquée, réaliser un scanner.

SFR. Mise au point sur la place de l’échographie thoracique. -20 mars 2020

5 - Prise en charge thérapeutique

Orienter : hospitalisation, HAD, domicile

Médicaments

Traitements spécifiques : pas de données d’efficacité et sécurité issues d’essais cliniques.

HCSP. 5. Thérapeutique (page 14 et suivantes) – 5 mars 2020

Antibiothérapie en ambulatoire
En cas de fièvre, expectoration, signes de pneumopathie sans dyspnée, en contexte de circulation de SARS-COV2, il est recommandé d’instaurer un traitement par Amoxicilline-Acide clavulanique ou Céphalosporine de 3ème génération, voire fluoroquinolone en deuxième intention.

HCSP. 5.2.1.3 Antibiothérapie (Page 19) – 5 mars 2020

Aérosols
NDLR. Il n’y a pas de place des aérosols en ambulatoire car la dyspnée (fréquence respiratoire >22/min) est un facteur de gravité indiquant l’hospitalisation. 

Patient sous IEC ou ARA2
Le SARS-CoV-2 utilise comme récepteur cellulaire l’enzyme de conversion de l’angiotensine (ACE) de type 2.
Les recommandations européennes conseillent de maintenir les traitements par inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) ou par antagonistes des récepteurs de l’angiotensine 2 (ARA2).

HCSP. 2. Aspects virologiques (page 4) – 5 mars 2020
ESC. Position statement on ACE-inhibitors and ARB – 13 mars 2020
ESH Statement on COVID-19 – 12 mars 2020

Paracétamol
La dispensation par les pharmacies d’officine de spécialités composées exclusivement de paracétamol est, en l’absence d’ordonnance, limitée à deux boîtes pour les patients déclarant présenter des symptômes de type fièvre ou douleurs et une boîte dans les autres cas.

ANSM. Règles de bon usage paracétamol. 17 mars 2020
Arrêté du 17 mars 2020 complétant l’arrêté du 14 mars 2020 portant diverses mesures relatives à la lutte contre la propagation du virus covid-19.

AINS
A proscrire. Effets indésirables graves signalés.

Lettre DGS-Urgent – 14 mars 2020

Corticoïde et autres immunosuppresseurs
Ne pas interrompre le traitement, sauf avis spécialisé contraire.

Lettre DGS-Urgent – 14 mars 2020

Hydroxychloroquine
En l’absence de de données d’efficacité et sécurité issues d’essais cliniques, à ce jour ni le Plaquenil ni le Kaletra n’ont d’indication dans la prise en charge du COVID-19 en ville (avis du Haut conseil de santé publique du 24/03/2020). Ils ne doivent être délivré par les pharmaciens que sur prescription médicale dans leurs indications habituelles, ceci afin de sécuriser leur accès aux patients qui en bénéficient pour leur traitement chronique. Les prescriptions initiales ne peuvent être réalisées que des rhumatologues, internistes, dermatologues, néphrologues, neurologues et pédiatres et les renouvellements d’ordonnance dans leur indication habituelle dans les pathologies chroniques (Ex: LUPUS, VIH, PR …etc.) par tout médecin.

L’ANSM sécurise l’accès aux traitements Plaquenil et Kaletra pour les patients atteints de maladie chronique – 26 mars 2020

L’hydroxychloroquine et l’association lopinavir/ritonavir peuvent être prescrits, dispensés et administrés sous la responsabilité d’un médecin aux patients atteints par le covid-19, dans les établissements de santé qui les prennent en charge, ainsi que, pour la poursuite de leur traitement si leur état le permet et sur autorisation du prescripteur initial, à domicile.

Les médicaments mentionnés au premier alinéa sont fournis, achetés, utilisés et pris en charge par les établissements de santé. Ils sont vendus au public et au détail par les pharmacies à usage intérieur autorisées et pris en charge conformément aux dispositions du deuxième alinéa de l’article L. 162-17 du code de la sécurité sociale.

JORF n°0074 – Décret prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire – 26 mars 2020 (texte n° 31)

Prévention de la iatrogénie

Portail pharmacologique à destination des patients qui ont des symptômes de Covid-19

Questions-réponses sur les médicaments

SFPT. Questions réponses sur les médicaments

Accompagnement psychologique

Suivi médical à domicile

Confinement en cas de symptômes

Pas de quatorzaine pour les personnes contact.

Modalités de confinement

– Rester dans une pièce spécifique, aérée régulièrement + si possible salle de bain et WC spécifiques.
– Eviter les contacts avec les autres occupants du domicile
– Visites déconseillées sauf si indispensables (aidants à domiciles).
– Livraisons à domicile : laisser le colis sur le palier.
– Limiter au maximum les déplacements
– Rendez-vous médicaux: prévenir en amont le personnel soignant, et porter un masque

Levée du confinement = Guérison

NB. Une toux irritative peut persister.

Population générale

Au moins 8 jours après le début des symptômes
ET au moins 48h après disparition de la fièvre
ET au moins 48h après disparition de la dyspnée.

Pendant encore 7 jours, éviter les contacts rapprochés avec personnes fragiles.

Immunodéprimés

Au moins 10 jours après le début des symptômes
ET au moins 48h après disparition de la fièvre
ET au moins 48h après disparition de la dyspnée.

Pendant encore 14 jours, port du masque chirurgical lors de la reprise des activités professionnelles.

Soignants sans risque de forme grave

Au moins 8 jours après le début des symptômes
ET au moins 48h après disparition de la fièvre
ET au moins 48h après disparition de la dyspnée.

Pendant encore 7 jours, port du masque chirurgical lors de la reprise des activités professionnelles.

Soignants avec risque de forme grave

Au moins 10 jours après le début des symptômes
ET au moins 48h après disparition de la fièvre
ET au moins 48h après disparition de la dyspnée.

Pendant encore 7 jours, port du masque chirurgical lors de la reprise des activités professionnelles (14 jours pour les patients immunodéprimés).

Soignants ayant développé une forme grave de Covid-19

Critère virologique.

Ministère des solidarités et de la santé. Lignes directrices pour la prise en charge en ville (paragraphes 3 et 4)– 20 mars 2020

NDLR. Les patients guéris sont en principe immunisés. En l’absence de donnés spécifiques sur le sujet, il semble nécessaire de poursuivre l’application des mesures barrières.

Suivi à domicile renforcé par IDE

Hospitalisation à domicile

Traitement du linge, nettoyage du logement

Arrêt de travail en cas de symptômes

Durée à l’appréciation du praticien. 14 jours si forte suspicion.

Ministère des solidarités et de la santé. Lignes directrices pour la prise en charge en ville (Page 5)– 20 mars 2020

Professionnels de santé symptomatiques
Les professionnels de santé symptomatiques sont testés afin de confirmer biologiquement (ou non) leur infection au COVID-19. S’ils sont négatifs, ils peuvent poursuivre leur travail.

Ministère des solidarités et de la santé. Information aux professionnels de santé – 16 mars 2020

Professionnels de santé asymptomatiques mais contacts
Les professionnels de santé asymptomatiques mais contacts d’un cas COVID-19 en l’absence de mesures de protection appropriées doivent auto-surveiller leurs symptômes, appliquer les gestes barrières, porter un masque sur le lieu de travail et avec les malades. En cas de premiers symptômes, ils s’isolent immédiatement et contactent un médecin.

Ministère des solidarités et de la santé. Information aux professionnels de santé – 16 mars 2020

Cas contacts à haut risque
Ces personnes sont identifiées par l’ARS.
Elles doivent prendre contact avec leur employeur pour envisager avec lui les modalités de télétravail qui pourraient être mises en place. En l’absence de solution de
télétravail, l’ARS communique les coordonnées de l’assuré, quel que soit son régime, au service médical de la Cnam qui prescrit un arrêt de travail. Pour les salariés agricoles et les exploitants agricoles (CCMSA), c’est le service médical de la caisse de MSA qui prescrit l’arrêt de travail, pour les assurés contraints d’interrompre leur activité professionnelle.
La durée de l’arrêt de travail est de 20 jours au maximum.

Si les lignes directrices continuent de mentionner que l’identification des cas contacts à haut risque relève des ARS, il n’y a pas lieu en phase 3 de l’épidémie de prescrire d’arrêt de travail aux cas contacts asymptomatiques.

Ministère des solidarités et de la santé. Annexe 6. Délivrance des arrêts de travail et versement des indemnités journalières (page 33) – 20 mars 2020

 

Fin de vie

Certificat de décès

6 - Populations particulières

Enfants

  • Moins souvent symptomatiques.
  • Cas décrits aussi chez les moins de 1 an.
  • Cas de détresse respiratoire et de choc septique publiés.

SNPF. Arbre décisionnel de prise en charge d’un enfant suspect Covid-19. – 15 mars 2020
HCSP. 4.3.1 Formes pédiatriques (page 9) – 5 mars 2020
Recommandations de la société française de néonatologie concernant les nouveau-nés dans le contexte d’épidémie à Covid-19 – 7 mars 2020

Fiche d’information pour enfant COVID à domicile

SNPF. Recommandations enfant. – 13 mars 2020

– Le suivi obligatoire des nourrissons doit être assuré, ainsi que les programmes de vaccination.
– Si l’on peut espérer que le renforcement des mesures d’hygiène et le confinement réduisent l’incidence des autres maladies infectieuses, elles n’auront pas disparu pour autant, il faut assurer leur diagnostic et prise en charge.
– La prise en charge des maladies chroniques doit continuer, au besoin en téléconsultation.

AFPA. Qui vient au cabinet?

En parler avec les enfants

Journal de Montréal. Comment expliquer le COVID-19 aux enfants?
Journal de Montréal. Coronavirus : comment en parler aux enfants?
Journal de Montréal. Comment répondre aux questions des enfants sur le coronavirus?

Population fragile

Définition des personnes fragiles = avec facteurs de risque de forme grave

  • Âge ≥ 70 ans
  • ATCD cardiovasculaires : HTA compliquée, AVC, coronaropathie, chirurgie cardiaque
  • Insuffisance cardiaque NYHA III ou IV
  • Diabète insulinodépendant non équilibré ou présentant des complications
  • Pathologie respiratoire chronique susceptible de décompenser
  • Insuffisance rénale dialysée
  • Cancer sous traitement
  • Immunodépression
    – Médicamenteuse
    – Infection à VIH non contrôlé ou avec CDA < 200/mm3
    – Greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques
    – Hémopathie maligne en cours de traitement
  • Cirrhose ≥ stade B
  • Obésité morbide IMC > 40
  • Grossesse à partir du 3e trimestre (par précaution)

Mesures de prévention et modalités de prise en charge

HCSP (paragraphes 1, 2 et 3) – 14 mars 2020

Les patients les plus fragiles, et notamment les plus de 70 ans, devant restreindre drastiquement leurs interactions sociales, il est demandé à certains professionnels (pédicures-podologues, orthophonistes, orthoptistes, audioprothésistes, masseurs-kinésithérapeutes) de reporter les soins non-urgents pour ces personnes afin d’éviter les sorties, les salles d’attente.

Lettre DGS-Urgent – 14 mars 2020

Levée du confinement chez un patient immunodéprimé

Au moins 10 jours après le début des symptômes
ET au moins 48h après disparition de la fièvre
ET au moins 48h après disparition de la dyspnée.

Pendant encore 14 jours, port du masque chirurgical lors de la reprise des activités professionnelles.

Ministère des solidarités et de la santé. Lignes directrices pour la prise en charge en ville (paragraphes 3 et 4)– 20 mars 2020

Cancer

EHPAD et établissements médico-sociaux

ARS Hauts de France. Recommandations à destination des EHPAD. -21 mars 2020

Mesures de prévention

CAT devant le premier cas d’infection
CAT devant plusieurs cas d’infections

HCSP. (paragraphe 5)– 14 mars 2020

Masques: délivrance gratuite pour les EHPAD et structures médico-sociales

Ministère. Quel masque porter en EHPAD? – 18 mars 2020
Ministère des solidarités et de la santé. Modalités de mise à disposition des masques – 17 mars 2020

Seules les interventions des professionnels de santé strictement indispensables au regard de l’état de santé des résidents doivent être maintenues (ex : kinésithérapie respiratoire), en continuant de respecter les gestes barrières.

Pour limiter le risque de contamination, les établissements ont reçu la consigne d’organiser la prise de température frontale systématique des professionnels de santé à leur entrée. Dès 38°C, leur admission n’est pas autorisée, encore moins les symptomatiques.

Si votre visite est indispensable, portez les équipements de protection (masques, gants)

Reporter toute visite sans incidence sur l’état de santé du résident (pas de visite pour un renouvellement de traitement).

Mobiliser au besoin le médecin coordonnateur qui peut légalement se substituer au médecin traitant dans toutes ses missions en cas d’urgence, comme c’est le cas avec l’épidémie COVID-19.

La télémédecine doit être privilégiée quand il est possible de la mettre en place.

La suspension des visites s’applique également aux personnes extérieures à l’établissement et participant habituellement aux temps collectifs d’animation.

Les livraisons de fournisseurs nécessaires au maintien de la vie quotidienne de l’établissement ne font pas l’objet d’une suspension. Cependant les gestes barrière seront observés et les circuits distincts privilégiés.

URPS Hauts de France -16 mars 2020
Ministère des solidarités et de la santé. Guide méthodologique COVID-19 – Secteur médico-social (Page 34) – 16 mars 2020

Femmes enceintes

A considérer comme population fragile à partir du 3e trimestre de grossesse.

Evolution maternelle favorable dans tous les cas décrits.

HCSP. 4.3.2 Femmes enceintes (page 9) – 5 mars 2020

Une femme enceinte infectée COVID-19 sans signes de gravité ne nécessite pas d’hospitalisation pour cette raison.

En cas de femme enceinte suspecte d’être infectée ou infectée sans signes de gravité : si une pathologie obstétricale est associée (menace d’accouchement prématurée, retard de croissance intra-utérin, HTA etc), la prise en charge thérapeutique et les règles de transfert in utero sont les mêmes qu’habituellement.

Collégiale des gynécologues obstétriciens d’Ile de France. Principes concernant l’organisation dans les maternités d’Ile-De-France face à l’épidémie du COVID-19 – 11 mars 2020

Signes respiratoires (rhume toux mal de gorge) sans fièvre : rester à domicile mesures de précaution, surveillance température.

Fièvre : consulter aux urgences de la maternité.

Protocole Maternité de Port-Royal
Collège National des Sage-Femmes de France. Guidelines pour la pratique des sage-femmes par rapport au risque Covid-19. -15 mars 2020

Allaitement

– Pas de preuve à ce jour d’une transmission par le lait. Le risque semble avant tout lié à une transmission par voie aérienne.
– Si la mère présente des symptômes, pas de contre-indication mais prendre toutes les précautions (dont lavage des mains avant de toucher l’enfant, port du masque pendant l’allaitement).
– Si extraction du lait, envisager que le lait soit donné à l’enfant par un tiers non infecté.

American College of Obstretricians and Gynecologists. Covid-19. Mars 2020.

Professionnels de santé

Professionnels de santé symptomatiques
Les professionnels de santé symptomatiques sont testés afin de confirmer biologiquement (ou non) leur infection au COVID-19. S’ils sont négatifs, ils peuvent poursuivre leur travail.

Ministère des solidarités et de la santé. Information aux professionnels de santé – 16 mars 2020

Professionnels de santé asymptomatiques mais contacts
Les professionnels de santé asymptomatiques mais contacts d’un cas COVID-19 en l’absence de mesures de protection appropriées doivent auto-surveiller leurs symptômes, appliquer les gestes barrières, porter un masque sur le lieu de travail et avec les malades. En cas de premiers symptômes, ils s’isolent immédiatement et contactent un médecin.

Ministère des solidarités et de la santé. Information aux professionnels de santé – 16 mars 2020

Professionnels de santé à risque de Covid-19 grave
Soignants immunodéprimés, splénectomisés ou ayant une pathologie à risque (cf définition des personnes fragiles)
Conduite à tenir en l’absence de symptômes, conduite à tenir en cas de symptômes, et modalités de suivi.

HCSP (paragraphe 6) – 14 mars 2020

Garde d’enfant
Les professionnels de santé libéraux qui doivent garder leurs enfants chez eux doivent contacter l’Assurance maladie au 0811 707 133 (prise en charge des IJ sans application d’un délai de carence)

Ministère des solidarités et de la santé. Lignes directrices pour la garde des enfants des personnels indispensables à la gestion de la crise sanitaire– 13 mars 2020

Levée du confinement chez les soignants

Soignants sans risque de forme grave

Au moins 8 jours après le début des symptômes
ET au moins 48h après disparition de la fièvre
ET au moins 48h après disparition de la dyspnée.

Pendant encore 7 jours, port du masque chirurgical lors de la reprise des activités professionnelles.

Soignants avec risque de forme grave

Au moins 10 jours après le début des symptômes
ET au moins 48h après disparition de la fièvre
ET au moins 48h après disparition de la dyspnée.

Pendant encore 7 jours, port du masque chirurgical lors de la reprise des activités professionnelles (14 jours pour les patients immunodéprimés).

Soignants ayant développé une forme grave de Covid-19

Critère virologique.

Ministère des solidarités et de la santé. Lignes directrices pour la prise en charge en ville (paragraphes 3 et 4)– 20 mars 2020

Etablissements pénitentiaires

Personnes sans domicile et personnes hébergées

Etrangers

Malentendants

Autisme

8 - Mises à jour

Comité de pilotage
Francis Abramovici, Jean-Louis Bensoussan, Julie Chastang, Béatrice Fazilleaud, Paul Frappé, Serge Gilberg, Charles-Henry Guez, Pauline Jeanmougin, Catherine Laporte, Josselin Le Bel, Stéphane Munck, Henri Partouche, Philippe Szidon, Frédéric Villebrun, Franck Wilmart