Vaccinations du petit enfant : informer et restaurer la confiance

Vaccination obligatoire … et maintenant que fait le médecin généraliste ?

La démocratie en santé était un sujet phare de la 12ème édition du Congrès de la Médecine Générale France. La thématique de la vaccination en fut une illustration explicite.

Au cours de la session organisée dans la continuité de la collaboration entre Santé publique France et le Collège de la Médecine Générale, ont été abordées la relation du médecin généraliste avec son patient et des questions issues de l’actualité, notamment sur la rougeole et les infections à méningocoque C.

Au cœur de l’actualité, la session a permis de faire un point épidémiologique actualisé de la rougeole et des infections à méningocoques et de rappeler les outils disponibles aujourd’hui pour aider les médecins généralistes dans leur pratique.

Comme en témoignent des études internationales, le médecin généraliste est le premier acteur dans le cadre de la vaccination, en étant au plus près des patients, au côté des familles. C’est lui qui est le témoin précoce des questionnements et interrogations des français concernant les vaccinations des petits enfants, conduisant à des comportements collectifs parfois mal compris. Son rôle est donc primordial dans la restauration de la confiance envers les vaccinations, par :

  • Une information objective et exhaustive pour chaque maladie à prévention vaccinale.
  • Des recommandations qui prennent réellement en compte le bénéfice/risque et l’enjeu économique.
  • Une mise à disposition des vaccins qui suivent les recommandations.
  • Une communication adaptée vers les professionnels et les usagers.
  • Une implication forte des autorités de santé, en particulier « en cas de crise ».

En pratique :

  • Soyez crédible. Ne dissimuler pas certaines informations avec l’intention d’éviter la panique
  • Affichez de l’empathie. Reconnaissez les préoccupations des gens pour reconstruire la confiance.
  • Soyez respectueux et non pas paternaliste, en ne balayant pas les inquiétudes.
  • Soyez les premiers à fournir des informations.
  • Soyez précis. Mais répondez le plus rapidement possible.
  • Encouragez l’action. Les mesures positives que les gens prennent les encouragent à se sentir plus autonomes.
  • Ecoutez et soyez solidaires avec les professionnels de terrain.

 Pour consulter la synthèse des débats : lien

 


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