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Médecins généralistes et organisation des territoires : Interview

A l’occasion du e-CMGF 2020, Nicolas Revel, Directeur Général de l’Assurance maladie, répond aux questions du Collège de la Médecine Générale sur l’implication des médecins généralistes dans l’organisation des territoires.

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Pour consulter l’intégralité de la session
“S’organiser sur les territoires : la vie derrière les sigles (DNSP PDSA ESP, MSP, CPTS, CLS, PRS…)” : congresmg.fr

 

 

Le 14ème Congrès de la Médecine Générale France a eu lieu les 2 et 3 juillet 2020 en format e-congrès.
Découvrez ci-dessous les discours de la Cérémonie d’ouverture

Vous souhaitez en savoir plus ? Inscrivez-vous au Congrès, les sessions sont disponibles jusqu’à fin 2020 !

 

 

Dr Olivier VERAN, Ministre des Solidarités et de la Santé
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Dr Isabelle CIBOIS-HONNORAT, Présidente du Comité Scientifique du CMGF 2020
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Pr Paul FRAPPÉ, Président du Collège de la Médecine Générale (CMG)
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Initié il y a dix ans par et pour les médecins généralistes, le Congrès de la Médecine Générale France permet de réunir en un même lieu tous les acteurs de la discipline médecine générale : spécialistes de médecine générale, futurs et expérimentés, experts des autres disciplines médicales, représentants des institutions de santé et de recherche.

Le 14ème Congrès de la Médecine Générale France a eu lieu les 2 et 3 juillet 2020 en format e-congrès.

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Vous pouvez encore vous inscrire et consulter sereinement tous les contenus du Congrès jusqu’à la fin de l’année.

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Inscription au e-CMGF

StopCovid est une application qui s’inscrit dans le plan global de déconfinement du Gouvernement dans le contexte de l’épidémie de Covid-19.

Objectifs : protéger, protéger les autres, et soutenir les efforts des soignants et du système de santé pour stopper au plus vite les chaînes de contamination et éviter une deuxième vague de l’épidémie de Covid-19. Mercredi 27 mai, l’Assemblée nationale et le Sénat se sont prononcés en faveur du déploiement de StopCovid. Depuis le mardi 2 juin, l’application StopCovid est disponible au téléchargement sur l’Apple Store et le Google Play.

Le principe est le suivant : prévenir les personnes qui ont été à proximité d’une personne testée positive, afin que celles-ci puissent être prises en charge le plus tôt possible, le tout sans jamais sacrifier nos libertés individuelles.

Cette application apporte une aide complémentaire au travail des médecins et de l’Assurance maladie pour identifier les “personnes contacts” et les prendre en charge. StopCovid est une application transparente, temporaire, téléchargeable sur la base du volontariat, qui s’inscrit dans le cadre de protection de la vie privée.

Le Collège de la Médecine Générale invite à soutenir et à utiliser l’application StopCovid.

Plus d’informations

 

Dans les prochaines semaines, la loi de programmation pluriannuelle de la recherche sera votée.

La crise sanitaire née de l’épidémie COVID a rappelé le potentiel inexploité de la recherche en médecine générale, et plus largement en soins de première ligne. Elle a également confirmé la mainmise hospitalière sur les budgets de la recherche, privant la recherche en soins premiers de financement structurel, d’une organisation pérenne, et ne lui laissant que des miettes pour se développer.

Ce fiasco du système de recherche clinique n’a pas pu permettre de répondre à des questions essentielles sur l’épidémie, laissant prospérer les peurs, les informations erronées, le gaspillage de l’argent public. L’impossibilité de mener des projets de recherche en 1re ligne est une carence grave dont les patients et la société sont victimes sur le long terme.

De ces constats, nous aurions pu penser qu’un réel pilotage et un financement mené de manière volontariste par les universités soient instaurés afin de réintroduire un juste équilibre de la recherche de 1re ligne vis à vis de la recherche hospitalière.

La stupéfaction est donc totale lorsque nous prenons connaissance du projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche à l’encontre des promesses de « ma Santé 2022 » et son virage ambulatoire. Non content de l’absence totale de concertation avec les professionnels et les enseignants chercheurs concernés, sans rien prévoir de la structuration et du financement nécessaire, le projet de loi propose la création de pôles de recherche encore une fois sous la coupe de l’administration des centres hospitalo-universitaires et non pas sous celle, plus légitime, des universités.

Pour les enseignants chercheurs de médecine générale, comme pour les internes en Médecine Générale et étudiants en médecine, c’est là la preuve flagrante d’une vision rétrécie du système de santé où la vie des patients se résume à leur passage en CHU et ne prend pas en compte les véritables acteurs des soins ambulatoires et les besoins des patients.

L’ensemble des acteurs médecins généralistes, enseignants chercheurs, formateurs, étudiants, internes, et professionnels n’accepteront pas cette proposition archaïque et dépassée.

Nous demandons une modification claire de l’article 23 de ce projet de loi, qui doit énoncer que la responsabilité de la recherche en soins premiers relève des universités, et non pas des CHU, avec un financement fléché vers les projets et les acteurs concernés.

Contacts presse :

Pr. Vincent Renard, président du CNGE Collège académique
Pr. Paul Frappé, président du Collège de la Médecine Générale
Pr. Olivier Saint-Lary, vice-président du CNGE Collège académique

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Émission Fréquence Médicale du 9 mai 2020

Port du masque et gestes barrière ; mais surtout tests ! Telles sont les trois conditions de la réussite d’un déconfinement. Si la gestion des masques reste un problème épineux pour le gouvernement, la stratégie « des tests », conduite par la CNAM et la médecine générale, a surpris – agréablement – tous les acteurs de ce déconfinement.

Au moment où se posait la question d’ajouter à la stratégie des tests une application smartphone censée repérer les contacts possibles des malades testés positifs, mais au total très contestée, la France sort une solution élégante et surtout consensuelle : une stratégie dite « des brigades », avec la collaboration étroite entre la Médecine Générale et la Caisse Nationale de l’assurance maladie.

A la tête de ce dispositif, à la fois unique et ambitieux, un homme qui a la réputation d’être ferme mais consensuel, Nicolas Revel, Directeur de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie.

Il est ce soir l’invité de ce numéro exceptionnel de «La Santé en Questions» et va nous expliquer, très en détail, son plan de gestion du déconfinement.

Avec une réaction étonnante, dès l’annonce du dispositif : un accueil favorable de la plupart des instances médicales. Un semaine après l’annonce, la lune de miel se poursuit-elle ?

Invités
Nicolas Revel, Directeur de la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie (CNAM)
Dr Jacques Battistoni, Médecin Généraliste à Ifs (Calvados), Président de MG France
Pr Paul Frappé, Médecin Généraliste à Saint Etienne et Président du Collège de la Médecine Générale
Dr Jean-Paul Ortiz, Néphrologue Cabestany (Pyrénées-Orientales), Président de la CSMF

Émission animée par le Dr Jean François Lemoine.
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JIM.fr

Interview du Pr Paul Frappé, Président du Collège de la Médecine Générale
Diffusion le 13 mai 2020

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« Les médecins récompensés pour leurs informations » (1), « prime à la délation » (2), « flicage » (3) : les mots sont forts, qui expriment le ressenti spontané de la population mais aussi de nombreux médecins généralistes sur le dispositif de dépistage mis en place pour la sortie du confinement généralisé.

Le Collège de la Médecine Générale invite à dépasser ces mots, dont la connotation entraîne une réaction émotionnelle plutôt que rationnelle. Il s’agit bien d’une nécessité scientifique, humaine et éthique que de s’efforcer à prévenir les cas contacts de leur potentiel sur-risque infectieux, afin de leur permettre de prendre leurs dispositions pour protéger leur entourage et la population.

Qui de mieux placé que le médecin traitant pour assumer cette mission ? La sortie de confinement ne peut réussir qu’avec l’adhésion de chacun. Cette adhésion requiert la prise en compte de chaque situation, afin de proposer individuellement des dispositions qui soient perçues comme justes. De ce point de vue, les applications smartphone comme les forces de sécurité publiques ne peuvent proposer qu’une gestion standardisée. S’il y a bien un professionnel de proximité qui puisse faire la part des éléments individuels et contextuels, et amener le patient à poser les meilleurs choix, c’est le médecin traitant.

La majoration spécifique du tarif de cette consultation (MIS ou Majoration pour Information et Stratégie) est issue des négociations entre syndicats et Assurance maladie. Elle a, comme son nom l’indique, pour seul objet de rémunérer le caractère particulièrement long et complexe de cette consultation, et est remboursée comme les consultations habituelles.

Enfin, alors que la réglementation n’imposera pas d’obtenir le consentement du patient pour le recueil des données le concernant, nous souhaitons affirmer avec force que tout médecin, fidèle à ses engagements déontologiques, s’efforcera de recueillir ce consentement pour chaque personne concernée.

Trop souvent ignorés des politiques publiques, en particulier dans la prise en charge des patients COVID non graves en début d’épidémie, les médecins généralistes ne se défausseront pas des responsabilités qu’ils assument quotidiennement et qu’on leur reconnaît enfin.

1 – https://www.rtl.fr/actu/bien-etre/coronavirus-55-euros-la-consultation-chez-le-medecin-pourquoi-un-tel-prix-7800486704
2 – https://www.20minutes.fr/societe/2774107-20200506-coronavirus-oui-medecins-pourront-majorer-tarif-consultation-malades-depistes
3 – https://www.youtube.com/watch?v=HUEl6BI9VwE

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Nous sommes mobilisés au quotidien en lien étroit avec le ministère des Solidarités et de la Santé et l’ensemble des acteurs de santé dans le contexte exceptionnel de l’épidémie de COVID-19. En tant que service public et agence de sécurité sanitaire, nous sommes organisés pour répondre à nos missions essentielles, notamment celles directement liées au contexte mondial et national exceptionnel.

Ainsi, depuis le début de la pandémie, les équipes de l’ANSM surveillent de près la disponibilité des médicaments afin d’assurer la couverture des besoins des patients. En complément du circuit réglementaire qui implique que les laboratoires informent l’ANSM de tout risque de rupture ou de rupture de stock avérée, nous avons mis en place une cellule dédiée afin d’anticiper et de gérer les éventuelles tensions d’approvisionnement.

Nous avons par ailleurs mis en place un dispositif spécifique de surveillance renforcée des traitements des patients atteints du COVID-19 en lien avec le réseau national des centres de pharmacovigilance et en complément du suivi habituel en continu des effets indésirables des médicaments.

Concernant les dispositifs médicaux, nous accompagnons et encadrons notamment les acteurs qui proposent des solutions innovantes  de fabrication, pour compléter les sources d’approvisionnement traditionnelles et permettre aux services de soins de disposer de suffisamment de matériel.

Nous nous mobilisons auprès des équipes de recherche afin que les essais cliniques en cours  se poursuivent dans les meilleures conditions de sécurité pour les patients, mais également pour accélérer la mise en place d’essais cliniques portant sur la prise en charge des patients atteints du COVID-19.

Plus d’informations : ici

Le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM), le Collège de la médecine générale (CMG) et la Fédération des spécialités médicales (FSM) appellent aujourd’hui à placer les médecins et les soignants au cœur de la stratégie nationale de post-confinement généralisé. C’est une condition essentielle à la réussite du déconfinement.

Les médecins spécialistes de médecine générale et des autres spécialités devront accompagner leurs patients tout au long de cette période, avec l’ensemble des professionnels de santé.

Le rôle du médecin sera multiple :

1. Reprendre le suivi de patients atteints de pathologies chroniques et ayant été depuis le début du confinement en rupture de prise en charge médicale ; réaffirmer la politique de dépistage et de vaccination des nourrissons qui a pu souffrir de la désertion de cabinets médicaux ou de la fermeture provisoire de consultations en établissements de soins publics et privés.

2. Accompagner le patient dans son déconfinement, en l’éclairant sur l’incidence de ses pathologies et de ses facteurs de risque.

3. Dépister les patients atteints du Covid-19 et les accompagner dans un plan personnalisé de soins et de confinement tout au long de la période.

4. Assurer la reprise des soins, des explorations fonctionnelles des examens complémentaires différés ou à venir, dans un cadre sécurisé et évolutif à établir par le Collège de la Médecine Générale et les Conseils Nationaux Professionnels des autres spécialités réunis au sein de la FSM.

5. Reprendre les activités chirurgicales selon les territoires et la réalité épidémiologique locale, en respectant des règles définies par les CNP coordonnés au sein de la FSM, et avec une complémentarité et une équité entre les établissements et les modes d’exercice.

Assortir le post-confinement généralisé de la population, et notamment des plus fragiles, d’une consultation spécifique chez son médecin traitant permettra d’initier l’atteinte de ces objectifs impliquant médecins spécialistes de médecine générale et des autres spécialités.

Plus largement, une telle consultation permettra d’éclairer et d’accompagner le patient dans son déconfinement, en identifiant ou en rappelant les facteurs de vulnérabilité pouvant individuellement l’affecter.

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Après une période de deux mois de confinement dont le terme est prévu à ce jour le 11 mai, la levée progressive de ce confinement va s’étaler sur une longue période. Les modalités en restent à définir.

Le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM), le Collège de la médecine générale (CMG) et la Fédération des spécialités médicales (FSM) appellent aujourd’hui à placer les médecins et les soignants au cœur de la stratégie nationale de déconfinement. C’est une condition essentielle pour la réussite de ce processus complexe.

Appuyer le déconfinement sur l’expertise des médecins

Alors que certains de nos concitoyens sont particulièrement vulnérables face au Covid-19, notamment les personnes âgées ou souffrant de comorbidités, l’hypothèse d’un confinement prolongé pour certaines catégories de la population selon des critères purement administratifs (notamment la classe d’âge) est difficilement acceptable et semble aujourd’hui être écartée.

L’Ordre des médecins, le CMG et la FSM souhaitent dès lors que les patients soient accompagnés médicalement dans l’exercice de leur responsabilité individuelle face au déconfinement, cette responsabilité ayant été affirmée par les pouvoirs publics.

Les médecins, et notamment les médecins traitants, doivent être des acteurs majeurs du déconfinement dans le cadre de leur expertise propre. Ils doivent être les accompagnants de leurs patients tout au long de cette période, coordonnant l’ensemble des professionnels de santé.

Ce principe de responsabilité individuelle du citoyen s’inscrit pleinement dans la lignée de la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, qui consacrait l’autonomie de l’usager de la santé. Néanmoins, les médecins ont pour mission d’éclairer les patients dans leurs choix.

Faire du déconfinement un outil de santé publique

Les autorités sanitaires ont mis en exergue de nombreux comportements, engendrés par la pandémie et le confinement, qui suscitent des inquiétudes importantes en termes de santé publique. L’ANSM signale notamment un défaut important de vaccination chez les nourrissons et observe des phénomènes de stockage de médicaments. La baisse observée de consultations médicales, qui concerne notamment des patients suivi en ALD, risque d’entraîner une recrudescence de complications graves et évitables pour de nombreuses pathologies, notamment cardio-vasculaires, et des retards diagnostics, de cancers notamment, parfois délétères pour la prise en charge des patients. Des prises en charge programmées de soins, d’explorations fonctionnelles, d’examens complémentaires et de chirurgie ont été reportées ; des affections aiguës (cardio-vasculaires, neuro- vasculaires, métaboliques…) ont fait l’objet d’une médicalisation inhabituellement tardive, faisant craindre des « pertes de chance » ou susceptibles d’engager le pronostic vital.

Le rôle du médecin sera multiple :

• Reprendre le suivi de patients atteints de pathologies chroniques et ayant été depuis le début du confinement en rupture de prise en charge médicale ; réaffirmer la politique de dépistage et de vaccination des nourrissons qui a pu souffrir de la désertion de cabinets médicaux ou de la fermeture provisoire de consultations en établissements de soins publics et privés.

  • Accompagner le patient dans son déconfinement, en l’éclairant sur l’incidence de ses pathologies et de ses facteurs de risque.
  • Dépister les patients atteints du Covid-19 et les accompagner dans un plan personnalisé de soins et de confinement tout au long de la période.
  • Contribuer à une reprise d’activité efficace des spécialités, en particulier celles avec examens complémentaires invasifs et explorations fonctionnelles, en suivant les recommandations et les préconisations des Conseils Nationaux Professionnels, notamment pour sécuriser au mieux les actes vis-à-vis du risque infectieux à Covid 19. Les CNP et leurs sociétés savantes ont établi des recommandations sur la gradation des soins, mises en ligne au fur et à mesure de leur parution sur le site de la FSM et transmises à la Direction générale de la santé (DGS) et à la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), qui doivent être pleinement prises en compte dans la déclinaison du plan national de reprise des activités.
  • Prioriser la protection des professionnels de santé.
  • Favoriser la régulation des prises de rendez-vous et le suivi des pathologies par l’utilisation desupports numériques.
  • Moduler la reprise des activités, notamment chirurgicales, à proximité des territoires, en prenant en compte le degré d’exposition au Covid et en assurant une vraie complémentarité et une équité entre les différents modes d’exercice.
  • Renforcer la démocratie sanitaire vis-à-vis des professionnels de santé : pas de diffusion par les ARS de conditions d’exercice médical sans concertations avec les Conseils Nationaux Professionnels.

Accompagner le déconfinement de la population, et notamment des plus fragiles, d’une consultation spécifique, identifiée comme telle par l’Assurance maladie, chez son médecin traitant permettra d’atteindre ces objectifs, en impliquant médecins généralistes et autres spécialistes. Plus largement, une telle consultation et d’autres actions, notamment dans le cadre de l’éducation thérapeutique, permettront d’éclairer et d’accompagner le patient dans son déconfinement, en identifiant ou en rappelant les facteurs de vulnérabilité pouvant individuellement l’affecter.

Cette consultation permettrait dès lors d’accompagner chacun de nos concitoyens selon sa situation médicale et médico-sociale. Elle pourrait si nécessaire prendre la forme d’une téléconsultation.

Renforcer la coopération entre la ville et l’hôpital pour assurer le suivi des patients infectés

La stratégie de déconfinement devra s’accompagner de mesures d’isolement individuel strict pour tout patient testé positif au Covid-19. Tous les médecins, hospitaliers ou non, qu’ils aient un exercice public ou libéral, généralistes ou spécialistes ont, dès le début de la phase 3 de l’épidémie et avec tous les professionnels de santé, pleinement assumé leur position en première ligne. Après le pic de la pandémie, le suivi des patients placés en isolement devra impliquer plus encore les médecins de ville, à même de se déplacer auprès de ces patients.

Par ailleurs, la sortie de patients hospitalisés et le nécessaire suivi de leur état de santé nécessitera des modalités claires de coopération durable entre la ville et l’hôpital afin qu’aucun patient fragilisé par une hospitalisation parfois longue ne soit livré à lui-même pour sa réinsertion dans son environnement habituel.

Accompagnement des patients en grande précarité ou sans médecin traitant

En lien avec les services d’urgence, les unités dédiées au Covid-19 qui ont été ouvertes en de nombreux points du territoire pourraient être impliquées dans la mise en œuvre d’une telle stratégie en recevant les 2,5 millions de résidents sur notre territoire n’ayant pas de médecin traitant, et les patients en grande précarité. Cela impliquerait la participation, sur la base du volontariat, de médecins de ville et de volontaires (ex. Réserve sanitaire, remplaçants, jeunes retraités), et la délivrance d’une information aux patients par les associations caritatives et d’entraide qui effectuent des maraudes

La prise en charge des patients dans les EHPAD

Afin d’accompagner au mieux les résidents, et alors que les ressources médicales sont et resteront tendues, la participation de médecins de ville ou de remplaçants aux soins des résidents en EHPAD, sur la base du volontariat et après dépistage préalable au Covid-19 de ces médecins, pourrait être envisagée.

Eu égard aux lieux de grande vulnérabilité face à l’épidémie que sont les prisons et l’ensemble des lieux de privation de liberté, une mobilisation particulière de ces médecins serait également souhaitable, afin de permettre un dépistage massif auprès des détenus, gardiens et personnels, pour qu’eux aussi soient protégés d’une recrudescence de l’épidémie.

Depuis le début de la crise sanitaire que nous traversons, les conseils départementaux de l’Ordre des médecins, pleinement mobilisés au plus près des territoires, ont largement accompagné les initiatives locales, en facilitant notamment l’exercice des médecins volontaires.

L’Ordre des médecins, le CMG et la FSM poursuivront leur engagement dans ce sens aussi longtemps que les circonstances l’exigeront.

Ils attendent du Gouvernement une feuille de route claire reprenant l’ensemble de ces recommandations permettant à tous les médecins d’être confirmés dans leurs rôles dans cette phase de déconfinement, et à tous les citoyens de reconstruire leur parcours de soins.

 

Dr Paul Frappé, Président du CMG

Dr Patrick Bouet, Président du CNOM

Pr Olivier Goëau-Brissonnière, Président de la FSM

 

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