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Enquête européenne sur les interventions brèves pour les facteurs de risque de maladies non transmissibles dans les soins de santé primaires

Les interventions brèves sont un outil efficace pour lutter contre les principaux facteurs de risque de maladies non transmissibles – tabagisme, alcool, mauvaise alimentation et sédentarité – au sein de la population générale, et sont recommandées selon un rapport de l’OMS. Cependant, le niveau de leur mise en œuvre est encore faible. Face à ce constat, le Bureau des MNT de l’OMS travaille actuellement sur un manuel sur les interventions brèves pour les facteurs de risque de maladies non transmissibles dans les soins de santé primaires, qui devrait aider les pays à pouvoir les mettre en œuvre et les promouvoir.

Pour mieux comprendre la mise en œuvre pratique dans les différents pays européens, le succès perçu des interventions brèves et des expériences, le bureau des MNT de l’OMS avec le soutien de la WONCA – Europe lancent une enquête en ligne auprès des professionnels de la santé européens, suivie d’une série de courts entretiens avec ceux qui le souhaitent.

Pour répondre à l’enquête : cliquez ici

La phase 2 de la vaccination va débuter le 18 janvier. Pour compléter l’action des centres de vaccination, les médecins généralistes sont capables d’organiser cette vaccination dans leurs cabinets sur des plages dédiées.

Beaucoup se sont déjà donné des moyens logistiques et proposent aujourd’hui une approche de qualité. Dans de nombreux endroits, comme par exemple en Alsace, en Ardèche, dans le Douaisis, à Champigny, à Suresnes, dans l’Essone, dans plusieurs arrondissements Parisiens, ou encore à Noirmoutier, les médecins généralistes ont commencé à s’organiser autour de leurs maisons médicales, de leurs centres de santé ou de leurs CPTS, et cela fonctionne déjà pour vacciner les professionnels de santé et les patients en EHPAD. Ces centres sont équipés de réfrigérateurs avec sondes de contrôle de température et sont en capacité de vacciner malgré les contraintes du vaccin Pfizer BioNtech. Ce qui est possible dans ces endroits peut l’être ailleurs à condition de disposer de vaccins, et que les ARS acceptent de les distribuer dans ces centres ambulatoires.

Cette offre de proximité, facile à mettre en place, est aussi plus accessible pour les patients qui y retrouvent souvent leurs médecins traitants. Elle permet de vacciner à domicile les personnes les plus vulnérables. Alors que la nécessité d’un accès à un ordinateur et/ou internet, la barrière de la langue, ou encore les trouble de la vue et/ou de l’audition, peuvent entrainer une discrimination dans la capacité d’accès à cette vaccination pour ceux qui en ont le plus besoin. L’implication des médecins généralistes constitue un rempart contre les inégalités sociales de santé.
De plus, les médecins généralistes témoignent de nombreuses consultations et appels téléphoniques de patients de plus de 75 ans pour évoquer la vaccination. Ces contacts pourraient déboucher sur une vaccination quasi immédiate si la logistique était au rendez vous.

Les médecins généralistes sont mobilisés pour contribuer à favoriser la couverture vaccinale. Ils ont besoin pour cela que les autorités de santé encouragent et soutiennent les initiatives locales.

Contacts presse :

Pr Paul Frappé, Président du CMG
Pr Serge Gilberg, Vice-Président du CMG

La vaccination contre la Covid-19 est au cœur de l’actualité. La place des médecins généralistes est au centre de la stratégie de lutte contre la pandémie en France. Toutefois la stratégie vaccinale est l’objet de réévaluations successives par les pouvoirs publiques et le rôle des médecins généralistes n’est pas encore complètement défini.

Le CMG invite les médecins généralistes à répondre à un court questionnaire afin de recueillir leurs attentes et leurs pratiques pour mieux appréhender le positionnement des soins primaires dans la stratégie vaccinale anti-Covid19.

Ce questionnaire anonyme a été réalisé par les Comités “vaccin” du Collège de la Médecine Générale (CMG) et du Collège National des Généralistes Enseignants (CNGE).

Pour répondre au questionnaire : cliquez ici

Qui n’a pas souhaité à ses proches, à l’occasion de ce nouvel an, que nous soyons libérés rapidement de cette crise sanitaire, devenue intolérable tant elle se prolonge et tant elle impacte toutes les dimensions de la société ? Dans ce contexte, la vaccination attise les impatiences pour sortir de la crise.

Le Collège de la Médecine Générale souhaite que les patients puissent bien sûr bénéficier au plus vite de la vaccination. Il rappelle toutefois que :

  • Des procédures ont été mises en place pour réaliser cette vaccination dans la transparence en éclairant les patients, lors de la consultation pré-vaccinale avec leur médecin traitant, sur les bénéfices et les risques à se faire vacciner avec un vaccin développé rapidement.
  • Que cette vaccination nécessite une surveillance post-vaccinale, l’observance de l’injection de la 2ème dose, ainsi qu’un suivi pour la pharmacovigilance et l’évaluation de son impact dans le temps.
  • La lenteur de mise en place de la vaccination n’est pas due à sa médicalisation. Le délai de 5 jours mentionné dans les recommandations est un délai logistique : la vaccination peut être réalisée lors de la consultation pré-vaccinale. Le Collège de la Médecine Générale a déjà alerté les autorités de santé sur la nécessité d’anticiper cette logistique pour la phase 2 de la vaccination. Les médecins généralistes ont fait savoir depuis le début qu’ils sont prêts à contribuer à l’organisation et au succès de cette campagne de vaccination, faut-il encore qu’ils y soient pleinement associés et que les décisions ne fluctuent pas au gré des pressions médiatiques.
  • La priorisation des bénéficiaires de la vaccination relève de l’éthique. Dans un contexte de disponibilité progressive des vaccins, une ouverture immédiate de la vaccination à tous les volontaires sans soucis de convaincre les hésitants à risque favoriserait des phénomènes de ruée sur les stocks qui priveraient de vaccin ceux qui en ont le plus besoin.

Le Collège de la Médecine Générale poursuivra ses contributions à l’élaboration de recommandations et d’outils pratiques pour aider les médecins dans la réalisation de leurs missions.

Le Collège incite dès aujourd’hui les médecins généralistes :

  • à commencer, au plus vite, les consultations pré-vaccinales avec leurs patients hébergés en EHPAD ;
  • à activer leur eCPS pour accéder facilement au portail Vaccin Covid (https://esante.gouv.fr/securite/e-cps), outil indispensable à la traçabilité, la surveillance et la traçabilité du recueil du consentement éclairé (dans le même temps que la vaccination) ;
  • à se rapprocher des professionnels de santé de leur territoire pour évaluer leur capacité logistique à mettre en place une vaccination de proximité en ville lors de la phase 2, et d’en informer leur ARS.

Pour que 2021 ne ressemble pas à 2020, engageons-nous pleinement pour aider au succès de la campagne vaccinale afin de lutter efficacement contre cette pandémie.

Liens complémentaires

Contacts presse
Pr Paul Frappé, Président du CMG
Pr Serge Gilberg, Vice-Président du CMG

Maladies rares : quand y penser ? 
Du parcours de soins au parcours de vie…. 

Il existe près de 7 000 maladies étiquetées « maladies rares » dont la plupart sont d’origine génétique. Si le médecin généraliste reste en éveil face à l’incertitude diagnostique et écoute son intuition, il peut espérer éviter un trop grand retard au diagnostic et permettre rapidement au patient une prise en charge adaptée.

Pour les accompagner dans cette démarche et leur faciliter l’accès aux informations utiles et scientifiques, le Collège de la Médecine Générale met à la disposition des médecins généralistes deux fiches pratiques :

  • Une fiche pour rappeler la possibilité d’un diagnostic et les contacts utiles
  • Une fiche qui identifie les étapes de la prise en charge et les ressources d’information

Ces documents ont été élaborés dans la continuité de la collaboration avec Maladies Rares Info Services et les Filières de Santé Maladies Rares

De la suspicion au diagnostic

“J’ai un patient atteint d’une maladie rare”

Mémo – contacts utiles 

Le Collège de la Médecine Générale a contribué à l’élaboration des Réponses rapides produites par la Haute Autorité de Santé dans le cadre de la COVID-19 sur la thématique “Prévention en soins primaires des situations à risques pour les personnes vulnérables”.

Le Collège souhaite rappeler qu’il est nécessaire de porter une attention particulière aux patients dans cette période de confinement pour repérer tous les éléments de vulnérabilité dans une approche globale, et ce afin d’éviter les retards de prise en charge, et de proposer des mesures de prévention pour une décision partagée.


Contacts presse

Pr Serge Gilberg, Vice-Président du CMG
Dr Eric Drahi, expert pour le CMG

Le site Coronaclic.fr atteint aujourd’hui le million de pages vues !

Ce portail d’information dédié aux médecins généralistes pour les accompagner face à la pandémie de la COVID-19 a rencontré un succès immédiat, avec près de 10 000 visites dès les premières heures de son lancement, le 15 mars 2020.

Face à l’afflux d’informations émanant de sources diverses, il répond aux besoins d’une information synthétisée, référencée, actualisée, indépendante de tout intérêt industriel et utiles pour la pratique quotidienne des médecins généralistes qui ont pris, et prennent en charge, plus de 90% des patients dépistés.

Initié par le Collège de la Médecine Générale, Coronaclic.fr propose aux médecins généralistes :

  • des infographies sur la prise en charge des patients symptomatiques, asymptomatiques, des enfants, le maintien à domicile, etc. ;
  • un algorithme décisionnel élaboré en partenariat avec le CNGE et la SPILF, hébergé sur Antibioclic ;
  • un répertoire de références classées par thèmes pratiques ;
  • une liste (non exhaustive) des projets de recherche sur la COVID-19 menés en médecine générale.

Le site Coronaclic.fr sera aussi au rendez-vous d’une information la plus transparente possible sur la vaccination contre la COVID-19.

Fort de cette confiance et conscient de la responsabilité qu’elle lui confère, le Collège de la Médecine Générale tient à saluer tous les médecins généralistes pour l’investissement et l’adaptation dont ils ont su faire preuve dans un contexte difficile, en évolution permanente, dans le souci de la santé de leurs patients. Il maintiendra son engagement à leurs côtés dans la suite de cette crise sanitaire, à commencer par les étapes importantes que seront la sortie du confinement et la vaccination de la population.

Contact presse
Pr Paul Frappé, Président du CMG

Le Collège de la Médecine Générale (CMG) a participé à l’actualisation de la réponse rapide de la Haute Autorité de Santé (HAS) pour la prise en charge des patients suspectés de la COVID-19 en médecine générale[1].

Cet avis précise la prise en charge des cas suspects et des cas contacts.

Il introduit la possibilité de réaliser un test antigénique sur prélèvement nasopharyngé entre J1 et J4 après le début des symptômes, dans le respect des mesures barrières exigées pour la réalisation de ces tests. En permettant une confirmation très rapide de l’infection à COVID chez un patient suspect, cette recommandation facilitera la prise en charge précoce (surveillance et isolement), tout autant que la recherche des cas contacts.

Cet avis redéfini aussi les différentes indications thérapeutiques spécifiques au contexte ambulatoire.

Très impliqués depuis le début de la pandémie dans la prise en charge de la COVID-19 en ambulatoire, les médecins généralistes disposent désormais de repères dédiés et actualisés pour mieux prendre en charge ces patients.

[1] https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2020-11/reco410_rr_covid_premier_recours_maj_mel_vd_2020-11-06_19-00-27_357.pdf

Contacts presse
Pr Paul Frappé, Président du CMG
Pr Serge Gilberg, Vice-Président du CMG

 

Les résultats de l’enquête menée au premier semestre 2020 auprès d’un panel de 1360 médecins généralistes sont édifiants. Presque la moitié des répondants connait mal les maladies rares, 37% déclarent ne pas avoir le réflexe d’y penser et 28% ne pas savoir où trouver les informations nécessaires.

La plateforme orphanet reste la ressource la plus identifiée, avec les centres de référence maladies rares auxquels 2/3 des professionnels de santé ont adressé au moins un de leurs patients.

Le besoin de ressources pratiques et de formation sur la place et le rôle du médecin généraliste, est exprimé clairement par plus de la moitié des répondants au sondage.

Ces résultats confortent la nécessité d’une mise à disposition d’outils pertinents pour améliorer la prise en charge des patients atteints d’une maladie rare.

Face à ce constat, le Collège de la Médecine Générale, les Filières de Santé Maladies Rares et Maladies Rares Info Services, proposent un “MÉMO ressources”, à destination des médecins généralistes, qui recense les principaux acteurs et contacts référents. 

Des fiches pratiques, pour aider au diagnostic et à la prise en charge de ces patients, seront également proposées aux professionnels de santé d’ici la fin d’année.

Consulter les résultats de l’enquête

Pour promouvoir les usages et réaffirmer la nécessité d’une approche encadrée et sécurisée, le Ministère des Solidarités et de la Santé mène une campagne d’information autour d’un mot d’ordre accessible à tous : « Pour ma santé, je dis oui au numérique ».

Cette campagne est menée par la cellule ministérielle dédiée à l’éthique du numérique en santé, dont l’objectif est de faire de l’éthique un élément central du virage numérique en santé, notamment grâce à la mise à disposition d’outils pratiques de sensibilisation, d’évaluation et de labellisation pour les professionnels, les usagers, les industriels et les décideurs.

La campagne de sensibilisation
4 pastilles vidéos qui mettent en scène les parcours de soins de Patrick, Maya, Marion et Agnès et leur recours au numérique pour les facilités et les garanties qu’il offre :

  • Améliorer l’efficacité du par- cours de soins
  • Gagner en qualité des soins avec le Dossier Médical Partagé et la messagerie sécurisée
  • Gérer son inquiétude par des informations facilement accessibles et fiabilisées
  • Être acteur de la recherche médicale en partageant ses données de santé

Pour en savoir plus
ANS : éthique et numérique en santé

Améliorer l’efficacité du parcours de soins

Gagner en qualité des soins avec le DMP et la messagerie sécurisée

Gérer son inquiétude par des informations facilement accessibles et fiabilisées

Être acteur de la recherche médicale en partageant ses données de santé

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