6 - Populations particulières

Enfants

– Moins souvent symptomatiques.
– Cas décrits aussi chez les moins de 1 an.
– Cas de détresse respiratoire et de choc septique publiés.
Ministère de la Santé – Précisions signes évocateurs de la Covid-19 chez le jeune enfant – 25 septembre 2020
HCSP – Compléments sur les stratégies de prévention de la diffusion du SARS-CoV-2 en EAJE et milieu scolaire – 17 septembre 2020
HCSP – Compléments sur les stratégies de prévention de la diffusion du SARS-CoV-2 en EAJE et milieu scolaire – 17 septembre 2020
COVID 19 et écoles : propositions de la Société Française de Pédiatrie – 1er septembre 2020
Santé Publique France – État des lieux de la littérature en amont de la réouverture annoncée des crèches et des écoles – 6 mai 2020
Groupe de Pathologies Infectieuses en Pédiatrie. Utilisation des antiviraux en pédiatrie – 31 mars 2020
HCSP. 4.3.1 Formes pédiatriques (page 9) – 5 mars 2020

Déconfinement
Ministère des Solidarités et de la Santé – Apporter des solutions aux parents qui doivent garder leurs enfants – 9 septembre 2020
Fiche questions-réponses concernant le retour à l’école – 12 mai 2020
Société française de pédiatrie et sociétés de spécialités pédiatrique – retour des enfants avec maladie chronique – 26 avril 2020

Examens 8 jours/9 mois/24 mois
Le suivi obligatoire des nourrissons doit être assuré, ainsi que les programmes de vaccination.
Compte tenu du confinement, une mesure dérogatoire est mise en place afin que les consultations pour les 3 examens de l’enfant donnant lieu à l’établissement d’un certificat de santé obligatoire (code COE) : dans les 8 jours suivant la naissance, au cours du 9e mois, au cours du 24e ou du 25e mois, soient encore réalisables au-delà des dates prévues. Ainsi, jusqu’au 30 septembre 2020, les examens pourront être réalisés et facturés et ce même si l’enfant, le jour de la consultation, dépasse l’âge auquel il aurait dû en principe bénéficier de cet examen.
La même mesure dérogatoire va être mise en place pour l’ensemble des lettres clé concernant les examens obligatoires de l’enfant (COB, COD, COG, COH et la prochaine lettre clé COA).
Recommandations de la société française de néonatologie concernant les nouveau-nés dans le contexte d’épidémie à Covid-19 – 7 mars 2020

Continuité des soins
– Si l’on peut espérer que le renforcement des mesures d’hygiène et le confinement réduisent l’incidence des autres maladies infectieuses, elles n’auront pas disparu pour autant, il faut assurer leur diagnostic et prise en charge.
– La prise en charge des maladies chroniques doit continuer, au besoin en téléconsultation.
HAS. Assurer la continuité du suivi post-natal des femmes et de leur enfant. – 2 avril 2020
AFPA. Qui vient au cabinet?
SF2A. Comment gérer le traitement corticoïdes chez votre enfant atteint d’une maladie respiratoire chronique ?

En parler avec les enfants
Journal de Montréal. Comment expliquer le COVID-19 aux enfants?
Journal de Montréal. Coronavirus : comment en parler aux enfants?
Journal de Montréal. Comment répondre aux questions des enfants sur le coronavirus?

Population fragile

Salariés vulnérables à placer en activité partielle (sur certificat médical) si elles ne peuvent ni recourir totalement au télétravail, ni bénéficier de mesures de protection renforcées spécifiques
– Être âgé de 65 ans et plus ;
– Avoir des antécédents (ATCD) cardio-vasculaires : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), ATCD d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
– Avoir un diabète non équilibré ou présentant des complications ;
– Présenter une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale : (broncho-pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d’apnées du sommeil, mucoviscidose notamment) ;
– Présenter une insuffisance rénale chronique dialysée ;
– Être atteint de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
– Présenter une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30 kgm2) ;
– Être atteint d’une immunodépression congénitale ou acquise :
• médicamenteuse : chimiothérapie anticancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ;
• infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3 ;
• consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;
• liée à une hémopathie maligne en cours de traitement ;
– Être atteint de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;
– Présenter un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie ;
– Être au troisième trimestre de la grossesse ;
– Être atteint d’une maladie du motoneurone, d’une myasthénie grave, de sclérose en plaques, de la maladie de Parkinson, de paralysie cérébrale, de quadriplégie ou hémiplégie, d’une tumeur maligne primitive cérébrale, d’une maladie cérébelleuse progressive ou d’une maladie rare ;
JORF (Texte n° 20) – 11 novembre 2020
Ministère de la Santé – Personnes vulnérables susceptibles de développer des formes graves de Covid-19 et activité professionnelle – 11 novembre 2020

Mesures de prévention et modalités de prise en charge
JORF – Décret n° 2020-1098 pris pour l’application de l’article 20 de la loi n° 2020-473 du 25 avril 2020 de finances rectificative pour 2020 (texte 9) – 30 août 2020
HCSP – Coronavirus SARS-CoV-2, reprise du travail des personnes à risque – 30 juin 2020
HAS – Réponses rapides dans le cadre du COVID 19 – 30 avril 2020
HAS – Prise en charge ambulatoire des patients atteints de diabète de type 1 et 2 – 17 avril 2020
HCSP (paragraphes 1, 2 et 3) – 14 mars 2020

Définir le niveau de risque de thrombose chez les patients atteints de COVID 19
sfar-traitementanticoagulantpourlapreventiondurisquethrombotiquechezunpatientcovid- 3 avril 2020

Obésité : 8 millions de personnes en France sont en situation d’obésité (c’est-à-dire présentant un IMC supérieur ou égal à 30 kg/m2, sont parmi les personnes les plus vulnérables à l’épidémie de Covid-19.
AFERO – COVID19 et obésité : recommandations – 30 avril 2020

COVID-19 et maladies rares
Orphanews Filières de Santé Maladies rares (France)

Levée du confinement chez un patient immunodéprimé
Au moins 10 jours après le début des symptômes
ET au moins 48h après disparition de la fièvre
ET au moins 48h après disparition de la dyspnée.
Pendant encore 14 jours, port du masque chirurgical lors de la reprise des activités professionnelles.
Ministère des solidarités et de la santé. Lignes directrices pour la prise en charge en ville (paragraphes 3 et 4)– 31 mars 2020

Cancer

EHPAD et établissements médico-sociaux

Passage d’une logique de détection et de prise en charge individuelle à une logique d’action collective.
Au sein de chaque EHPAD et structure de regroupement de personnes fragiles en situation de handicap, il est possible d’identifier une ou plusieurs chambres permettant un isolement (secteur dédié à la prise en charge du Covid-19). En l’absence de possibilité de cet ordre, tous les cas suspects ou confirmés sont confinés dans leur chambre avec une organisation des soins avec marche en avant (soins des résidents suspects/confirmés Covid-19 en dernier), et si possible une sectorisation du personnel (suspension voire limitation des mouvements entre unités/secteurs de vie au strict nécessaire).
HAS – Accompagner la fin de vie des personnes dans les structures sociales ou médico-sociales – 9 mai 2020
EHPAD : le CCNE rappelle sa recommandation du 13 mars 2020 de mettre en place des cellules éthiques de soutien – 30 mars 2020
Fiche de signalement des cas de COVID-19 en EHPAD et EMS.
ARS Hauts de France. Recommandations à destination des EHPAD. -21 mars 2020

Mesures de prévention
CAT devant le premier cas d’infection
CAT devant plusieurs cas d’infections
HCSP. (paragraphe 5)– 14 mars 2020

Masques : délivrance gratuite pour les EHPAD et structures médico-sociales.
Ministère des solidarités et de la santé. Quel masque porter en EHPAD? – 18 mars 2020
Ministère des solidarités et de la santé. Modalités de mise à disposition des masques – 17 mars 2020

– Seules les interventions des professionnels de santé strictement indispensables au regard de l’état de santé des résidents doivent être maintenues (ex : kinésithérapie respiratoire), en continuant de respecter les gestes barrières.
– Pour limiter le risque de contamination, les établissements ont reçu la consigne d’organiser la prise de température frontale systématique des professionnels de santé à leur entrée. Dès 38°C, leur admission n’est pas autorisée, encore moins les symptomatiques.
– Si votre visite est indispensable, portez les équipements de protection (masques, gants).
– Reporter toute visite sans incidence sur l’état de santé du résident (pas de visite pour un renouvellement de traitement).
– Mobiliser au besoin le médecin coordonnateur qui peut légalement se substituer au médecin traitant dans toutes ses missions en cas d’urgence, comme c’est le cas avec l’épidémie COVID-19.
– La télémédecine doit être privilégiée quand il est possible de la mettre en place.
– La suspension des visites s’applique également aux personnes extérieures à l’établissement et participant habituellement aux temps collectifs d’animation.
– Les livraisons de fournisseurs nécessaires au maintien de la vie quotidienne de l’établissement ne font pas l’objet d’une suspension. Cependant les gestes barrière seront observés et les circuits distincts privilégiés.
URPS Hauts de France -16 mars 2020
Ministère des solidarités et de la santé. Guide méthodologique COVID-19 – Secteur médico-social (Page 34) – 16 mars 2020

Valorisation des actes
En journée, l’intervention des médecins généralistes est valorisée à 35 euros (25 € la visite et 10 € de majoration de déplacement (MD). Dans le cadre de la gestion de la crise, ils peuvent également tarifier la majoration urgence (MU) à 22,60 €, soit 57,60 € au total. Il est possible de facturer jusqu’à 3 majorations de déplacement au cours d’une visite en EHPAD et de la cumuler avec la majoration d’urgence, et une majoration la nuit (+ 38,50€), le week-end (+43,50 €) et des indemnités kilométriques.

A titre exceptionnel, pendant la durée de la crise, il peut également être mis en place par l’ARS une valorisation financière au forfait, via un contrat entre l’établissement et le médecin (420 € par demi-journée non cumulable avec une facturation à l’acte).
Ministère de la Santé  – Appui des professionnels de santé aux EHPAD – 30 avril 2020

IVG

Femmes enceintes

A considérer comme population fragile à partir du 3e trimestre de grossesse.
Même si les données sont très limitées et par analogie avec les autres coronavirus, une attention particulière doit être accordée aux femmes enceintes atteintes notamment de comorbidités qui pourraient être infectées par le SARS- CoV-2.

Pour le fœtus et le nouveau-né 
Pas de preuve de transmission fœto-maternelle
Pas de virus dans les analyses de placenta
Pas de virus dans les analyses de lait maternel.

Le test Covid doit être réalisé pour toute femme enceinte « cas possible »
CNGOF. Infection par le SARS-CoV-2 chez les femmes enceintes -19 mars 2020
Hôpitaux universitaire de Strasbourg : COVID-19 et grossesse Partie 1 : Qu’est ce que le COVID-19 ? – youtube – 23 mars 2020
Hôpitaux universitaire de Strasbourg : COVID-19 et grossesse Partie 2 : Quelles conséquences pour la grossesse et l’accouchement ?- youtube – 23 mars 2020

Evolution maternelle
Favorable dans tous les cas décrits.
HCSP. 4.3.2 Femmes enceintes (page 9) – 5 mars 2020

Orientation
Signes respiratoires (rhume toux mal de gorge) sans fièvre : rester à domicile mesures de précaution, surveillance température.
Fièvre : consulter aux urgences de la maternité.
Protocole Maternité de Port-Royal
Collège National des Sage-Femmes de France. Guidelines pour la pratique des sage-femmes par rapport au risque Covid-19. -15 mars 2020

Prise en charge
Une femme enceinte infectée COVID-19 sans signes de gravité ne nécessite pas d’hospitalisation pour cette raison.
Lorsqu’une femme enceinte est suspecte d’être infectée ou infectée sans signes de gravité : si une pathologie obstétricale est associée (menace d’accouchement prématurée, retard de croissance intra-utérin, HTA etc), la prise en charge thérapeutique et les règles de transfert in utero sont les mêmes qu’habituellement.
HAS – Réponses rapides sur la Continuité du suivi des femmes enceintes lors de la levée du confinement – 20 mai 2020
Société Francophone du diabète – Dépistage du diabète gestationnel dans le cadre de l’épidémie
Recommandations Covid 19 pour suivi de grossesse, accouchement et périnatalité – CHU Strasbourg

Collégiale des gynécologues obstétriciens d’Ile de France. Principes concernant l’organisation dans les maternités d’Ile-de-France face à l’épidémie du COVID-19 – 11 mars 2020

Allaitement

– Pas de preuve à ce jour d’une transmission par le lait. Le risque semble avant tout lié à une transmission par voie aérienne.
– Si la mère présente des symptômes, pas de contre-indication mais prendre toutes les précautions (dont lavage des mains avant de toucher l’enfant, port du masque pendant l’allaitement).
– Si extraction du lait, envisager que le lait soit donné à l’enfant par un tiers non infecté.
American College of Obstretricians and Gynecologists. Covid-19. Mars 2020.

Professionnels de santé

Professionnels de santé symptomatiques
Les professionnels de santé symptomatiques sont testés afin de confirmer biologiquement (ou non) leur infection au COVID-19. S’ils sont négatifs, ils peuvent poursuivre leur travail.
Ministère des solidarités et de la santé. Information aux professionnels de santé – 16 mars 2020

Professionnels de santé asymptomatiques mais contacts
Les professionnels de santé asymptomatiques mais contacts d’un cas COVID-19 en l’absence de mesures de protection appropriées doivent auto-surveiller leurs symptômes, appliquer les gestes barrières, porter un masque sur le lieu de travail et avec les malades. En cas de premiers symptômes, ils s’isolent immédiatement et contactent un médecin.
Ministère des solidarités et de la santé. Information aux professionnels de santé – 16 mars 2020

Professionnels de santé à risque de Covid-19 grave
Soignants immunodéprimés, splénectomisés ou ayant une pathologie à risque (cf définition des personnes fragiles)
Conduite à tenir en l’absence de symptômes, conduite à tenir en cas de symptômes, et modalités de suivi.
HCSP (paragraphe 6) – 14 mars 2020

Garde d’enfant
Les professionnels de santé libéraux qui doivent garder leurs enfants chez eux doivent contacter l’Assurance maladie au 0811 707 133 (prise en charge des IJ sans application d’un délai de carence)
Ministère des solidarités et de la santé. Lignes directrices pour la garde des enfants des personnels indispensables à la gestion de la crise sanitaire– 13 mars 2020

Levée du confinement chez les soignants

Soignants sans risque de forme grave
Au moins 7 jours après le début des symptômes
ET au moins 48h après disparition de la fièvre
ET au moins 48h après disparition de la dyspnée.
Pendant encore 7 jours, port du masque chirurgical lors de la reprise des activités professionnelles.

Soignants avec risque de forme grave
Au moins 10 jours après le début des symptômes
ET au moins 48h après disparition de la fièvre
ET au moins 48h après disparition de la dyspnée.
Pendant encore 7 jours, port du masque chirurgical lors de la reprise des activités professionnelles (14 jours pour les patients immunodéprimés).

Soignants ayant développé une forme grave de Covid-19
Critère virologique.
Ministère des solidarités et de la santé. Lignes directrices pour la prise en charge en ville (paragraphes 3 et 4)– 31 mars 2020

Etablissements pénitentiaires

Personnes sans domicile et personnes hébergées

Etrangers

Personnes en situation de handicap

Masques
Le coût des masques à fenêtre transparente sera pris en charge 
Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)  – 16 septembre 2020

Pour les personnes en situation de handicap qui n’ont pas pu consulter durant le confinement
Aide à la préparation du rdv médical
SantéBD et HandiConnect – 11 juin 2020

Handicap et confinement : où trouver des informations et de l’aide ?
Informations et aides pour faciliter la mise en relation entre les personnes handicapées, leurs aidants, les professionnels et des dispositifs spécifiques d’accompagnement proposés sur tout le territoire
Ministère de la Santé – Consignes et recommandations à l’intention des établissements de santé et des professionnels de ville aux personnes en situation de handicap – 10 avril 2020
Solidaires-handicaps – Secrétariat d’État chargé des Personnes handicapées – 31 mars 2020
HandiConnect. Accueil d’un patient polyhandicapé porteur du Covid 19. avril 2020
HCSP. Accompagnement des personnes en situation de handicap. 30 mars 2020

Les parents d’enfants handicapés se trouvant dans l’impossibilité de télétravailler peuvent être en arrêt de travail établi par des médecins de ville pour une durée maximale, celle de la crise sanitaire.
JORF – Décret portant adoption de conditions adaptées pour le bénéfice des prestations en espèces pour les personnes exposées au coronavirus – 23 avril 2020

Malentendants
HCL. Les précautions à prendre. 23 mars 2020
Réseau Sourds et Santé de l’hôpital Saint Philibert. Vidéos en langue des signes.
Réseau Sourds et Santé-Nord Pas de Calais. Conseils aux professionnels de santé dans la prise en charge des personnes malentendantes.
Société Française de Santé en Langue des Signes. Vidéo d’information -18 mars 2020

Autisme
GNRCA. Ressources pour les familles de patients autistes.

Nous ne sommes pas en capacité de répondre individuellement à chaque question
mais nous intégrons régulièrement les réponses dans le site. Merci de votre compréhension.