Santé Publique France

Vaccination : premiers chiffres clés un an après l’extension de l’obligation vaccinale

23 avril 2019

Quinze mois après l’extension de l’obligation vaccinale, Santé publique France publie un 1er bilan. 

En 2018, les vaccinations contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, l’Haemophilus influenzae b, l’hépatite B, le méningocoque C, le pneumocoque, la rougeole, les oreillons et la rubéole sont obligatoires avant l’âge de 2 ans pour les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2018.

Pour les enfants nés avant le 1er janvier 2018, les vaccinations contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite sont obligatoires aux âges de 2, 4 et 11 mois.

Un peu plus d’un an après l’extension de l’obligation vaccinale, Santé publique France fournit les premiers indicateurs d’impact. Ces résultats complètent les indicateurs de couverture vaccinale de routine (couverture vaccinale à 24 mois mesurée par les certificats de santé et analyse des données de remboursement de vaccins pour les vaccinations recommandées au-delà de 2 ans)

 

Les médecins généralistes unanimes pour la vaccination selon une nouvelle enquête du Collège de la Médecine Générale et de Santé publique France.

En février et mars 2019, près de 800 médecins généralistes ont répondu à une enquête conduite par le Collège de la Médecine Générale et Santé publique France sur leurs perceptions de la vaccination et de l’extension de l’obligation vaccinale. La presque totalité des médecins interrogés (99,6%%) se déclarent favorables à la vaccination de façon générale. Parmi eux, un tiers déclarent avoir des réticences vis-à-vis de certains vaccins (33 %) : tout d’abord celui contre le rotavirus (24 %), ensuite celui contre les infections à papillomavirus humains (22 %). Les généralistes ont également été interrogés sur leur propre vaccination et déclarent majoritairement (86 %) qu’ils se sont vaccinés contre la grippe cette saison.

L’élargissement des obligations vaccinales est perçu comme une mesure positive par les trois quarts des médecins généralistes (75%). Pour 41 % des généralistes, la loi simplifie leur relation avec les parents, tandis que 46 % considèrent que cela n’a pas entraîné de changements. L’information des pouvoirs publics et des professionnels de santé auprès des parents est aujourd’hui essentielle, puisque près de la moitié des médecins interrogés déclarent ne pas avoir constaté de diminution des réticences chez les parents depuis la mise en place de la nouvelle loi.

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